Actualité
30-12-2020

Rosalys, l’art de faire de jolies tisanes

À Bailleul, dans le Nord, Louise Belpalme fait pousser des plantes aromatiques et médicinales qu’elle assemble ensuite en de jolies tisanes.

Louise Belpalme. © Célia Swaenepoel

Cueillette, séchage, mélanges… Louise Belpalme fait tout à la main et toute seule. Dans son jardin en forme de soleil, situé dans les Flandres, à Bailleul (59), elle s’applique pour produire de jolies tisanes. Les tisanes Rosalys.

Il en faut de la patience, et de la minutie ! Et surtout une grande passion pour les plantes aromatiques et médicinales. À 34 ans, la jeune femme originaire de Lille, qui est aussi saisonnière dans le maraîchage, nous présente son travail.

Menthe, camomille, verveine, origan, rose ou encore calendula… dans le jardin Rosalys, on trouve de multiples variétés.

« J’ai créé un jardin en forme de soleil, explique Louise Belpalme. Je voulais quelque chose de joli ! Et dans la nature, il n’y a rien qui pousse en ligne droite. Comme je fais tout à la main, je ne pouvais pas me permettre d’avoir quelque chose de trop grand non plus. »

« L’armoire » de séchage. © DR

Une fois toutes ces plantes cueillies, il faut les faire sécher. « J’ai un séchoir artisanal, en bois non traité. J’ai la chance d’avoir un compagnon charpentier-menuisier, qui me l’a fabriqué. Cela ressemble à une immense armoire, fermée de façon hermétique. Il contient un déshumidificateur et un extracteur d’air favorisant le séchage. Dedans, il y a des claies de séchage, des cadres en bois avec un grillage, où je dispose les plantes. Elles restent là trois à quatre jours, à l’abri de la lumière. »

« L’aspect visuel est aussi important que le goût »

Qu’est-ce qui l’inspire pour créer ses mélanges ? « J’ai suivi une formation mais j’avais déjà créé des recettes par moi-même, souligne Louise. L’idée est d’avoir quelque chose d’intéressant au goût, mais aussi au niveau du visuel. Comme pour le jardin, j’ai envie que ça soit joli. » La tâche demande minutie et patience. « Les fleurs, et certaines feuilles, sont cueillies une à une à la main, on les retrouve telles quelles, elles se déploient dans l’eau. » 

Les recettes évoluent chaque année, car elle doit s’adapter aux aléas climatiques. « Cette année j’ai eu beaucoup de problèmes à cause de la sécheresse, par exemple. Chaque année, il y a un défi intéressant! »

Les tisanes évoluent tous les ans. © Célia Swaenepoel

« Toutes les plantes ont des vertus, à la fois aromatique et médicinales. Par exemple, la mélisse est calmante et digestive. La guimauve apaise les irritations au niveau digestif. » Les tisanes sont ensuite essentiellement vendues en magasins spécialisés dans le bio, et dans des épiceries locales.

Le portrait de Louise Belpalme est à retrouver dans notre édition papier du 1er janvier 2021.

Laura Béheulière

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