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| Par Virginie Pruvost
2006. Il est nommé directeur de l’aménagement et des investissements au Grand port maritime de Dunkerque.
2008. Il devient directeur des transports à la Région Nord-Pas de Calais.
2021. Il occupe le poste de directeur général adjoint à l’aménagement du territoire à Amiens métropole.
2024. C’est l’année de son arrivée au poste de directeur territorial de VNF Nord-Pas de Calais.
Dans un contexte où le fluvial est plus que jamais un véritable outil de compétitivité pour les territoires, Voies navigables de France (VNF) est un acteur majeur du secteur des ports intérieurs en France.
Gilles Ryckebusch a pris la direction de VNF Nord-Pas de Calais en 2024. Rappelons que le siège de VNF, depuis la loi de décentralisation menée par l’État dans les années 1980-1990, s’est installé à Béthune en 1995. Un choix motivé par la proximité d’un important réseau fluvial (Deûle, Lys, Escaut, Belgique, Pays-Bas).
C’est un domaine qui me tient à cœur car j’aime être au service des gens. Et aujourd’hui, je renoue avec mes deux métiers, un au service des habitants et un au service du transport… J’ai été directeur des transports à la Région et directeur de l’aménagement et des investissements du Grand port maritime de Dunkerque. Le fluvial ouvre toujours de nouvelles perspectives de développement aux entreprises et de l’ambition aux territoires. Souvent, c’est un retour aux sources pour eux.
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Le port de Béthune-Beuvry en est la parfaite illustration. En 1825, ce port contribuait à l’essor économique du bassin minier et de toute une région en permettant le transport du charbon extrait des mines environnantes par voie fluviale. Aujourd’hui, grâce à la concession ambitieuse portée par TMF Operating depuis avril dernier (lire aussi notre édition du 5 juin), ce port entame une nouvelle stratégie de développement économique pour permettre à toute une région de se développer. On revient aux sources, en constatant l’intérêt de la voie d’eau.
Ce dossier a été l’un des premiers sur lequel je me suis penché en prenant mes fonctions. C’est un travail de fond que j’ai entrepris avec mes équipes. Il fallait trouver une entreprise qui connaissait bien notre territoire et qui pouvait prendre la suite de la CCI Artois. TMF operating est présent dans le Béthunois depuis 30 ans.
Effectivement les modèles avec les chambres de commerce et d’industrie (CCI) sont historiques. Mais aujourd’hui, les défis auxquels sont confrontés les concessionnaires sont différents. On leur demande de prendre plus de risques, d’investir davantage. À Béthune, la CCI passe la main mais reste un partenaire de premier plan du concessionnaire à travers son travail auprès des entreprises du territoire.
Nous attendons Roquette à bras ouvert, ils sont ici chez eux ! Nous savons que Roquette croit au potentiel fluvial. Pendant plusieurs années, nous avons fait le maximum avec le port de Lille pour répondre aux contraintes industrielles de l’entreprise, notamment en adaptant l’horaire des écluses. Le port de Lille a aussi mobilisé des équipes en particulier le dimanche mais finalement, le compte n’y était pas… Nous avons réussi à faire les deux tiers du chemin attendu mais ce n’était pas suffisant. Il leur manquait le troisième tiers… Aujourd’hui, avec notre nouvel opérateur, nous sommes prêts à répondre au mieux à leurs besoins. Si l’entreprise Roquette revient, on sait que ce sera avec des exigences, à TMF Operating d’adapter son offre.
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L’écosystème numérique est essentiel pour savoir où est une cargaison par exemple. Dans la vallée de la Seine, ce système est déjà opérationnel. Il a fallu 15 ans de travail pour enfin aboutir à sa mise en place. Chez nous, Nordlink réseau, acteur de la CCI, réfléchit sur le sujet. Nous avons l’exemple de ceux qui l’ont déjà mis en place. À nous de trouver notre solution adaptée.
Il faut que le réseau de l’opérateur ait une réponse à apporter pour tous ceux qui ont un besoin d’utiliser le fluvial. En 2040, les volumes de trafic devront avoir doublé. Et pour y parvenir TMF Operating va s’appuyer sur la diversification (verriers, céréales, engrais, ferrailles, granulats, gravats, etc.). C’est un domaine qu’il maîtrise déjà très bien.
Virginie Pruvost

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