Depuis le printemps 2023, le département du Nord était placé en situation de vigilance renforcée en matière d’eau. Le bassin-versant de l’Escaut était en alerte sécheresse, l’Yser en alerte renforcée. « Après un hiver 2022 où la recharge en eau s’est réalisée en moindre quantité, on souhaitait anticiper un été difficile », explique Fabienne Decottignies, secrétaire générale de la préfecture du Nord.
La tenue d’un comité ressources en eau a eu lieu le 28 septembre. La préfecture a ensuite placé l’ensemble du département en situation de vigilance. Elle exclue ainsi les mesures restrictives dans ces secteurs. « Considérant que, grâce aux pluies récentes, la situation hydrographique s’est globalement améliorée sur le reste du département du Nord, avec notamment une évolution favorable du débit de l’Yser, et des cours d’eau du bassin-versant de la Sambre, le niveau des restrictions sécheresse pour ces bassins-versants passe en vigilance », indique la préfecture. « On a eu un été relativement pluvieux et la situation aujourd’hui est relativement favorable, confirme Fabienne Decottignies. Mais le mois de septembre a été chaud. Il faut continuer et maintenir les efforts. » La secrétaire générale insiste sur la nécessité pour tous (particuliers, industriels et agriculteurs), de « poursuivre les mesures de sobriété ». De même, elle invite à « maintenir les bons réflexes », « même en automne et en hiver ». Selon Guillem Canneva, directeur départemental adjoint des territoires et de la mer, Météo France prévoit un automne plus chaud que la normale avec des précipitations plus importantes.
Le bassin-versant de l’Escaut est le seul à ne pas passer en vigilance sécheresse. « Fin septembre, les niveaux de la ressource [en eau] restent bas sur ce bassin-versant tant au niveau des eaux superficielles que des eaux souterraines », indique la préfecture qui maintient donc ce secteur en alerte avec la poursuite des restrictions d’usage (consultables sur vigieau.gouv.fr). Pour l’agriculture, l’irrigation est par exemple interdite le week-end entre 10 h et 18 h.
« On met, à côté, les moyens pour contrôler » le respect de ses mesures, continue Fabienne Decottignies. Selon les chiffres de la préfecture, 700 contrôles ciblés sur la question de l’eau ont eu lieu depuis le printemps dernier au niveau départemental. 22 ont donné lieu à des cas de non-conformité, « dont neuf font l’objet de poursuites administratives », souligne Guillem Canneva. Des amendes pouvant aller jusqu’à 1 500 euros sont prévues. Mais, globalement, « il y a eu un respect des arrêtés, estime Fabienne Decottignies. Il n’y a pas eu de récidive, cela montre que la pédagogie porte ses fruits. »
Kévin Saroul

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