
Les Hauts de France, contrée des terrils, du ciel gris, des briques rouges et des estaminets ? Voici une vision un brin réductrice. Avec ses cinq départements – le Nord, le Pas de Calais, la Somme, l’Oise et l’Aisne –, la région la plus septentrionale de France, et forte de ses 6 millions d’habitants, offre une diversité impressionnante de paysages et de villages.
Preuve que la diversité de la région est attrayante, même pour ses habitants, la région a enregistré une fréquentation record cet été, avec notamment une part majoritaire de touristes régionaux qui dépasse les chiffres d’avant-Covid. Un bilan qui vaut aussi bien pour le littoral, la campagne et la ville.
Pensé comme une itinérance, ce voyage de village en village est l’occasion d’aller à la rencontre de celles et ceux qui contribuent à la richesse du patrimoine des Hauts de France.
Comment font les habitants pour maintenir l’esprit et la culture authentique des villages ? Qu’est-ce qui unit les habitants des villages des Hauts de France ?
Les Hauts-de-France sont ancrée dans le monde agricole car la région serait la première de France en ce domaine. Au Sud, dans l’Oise, deux frères jumeaux agriculteurs cultivent leurs céréales pour produire un pur produit du Nord : La bière. La brasserie Félicité brasse notamment une bière à la rose de l’Abbaye de Chaalis dans un petit village de moins de 400 habitants. Ils se déplacent sur place avec leur « Combeer », un van équipé de tireuses à bière pour un petit événement festif local.
Les terrils du nord de la France sont les plus grands d’Europe et plusieurs d’entre eux avoisinent les 150m de hauteur. Ces vestiges de l’activité minière sont aujourd’hui exploités et mis en valeur. Des troupeaux de chèvres s’installent sur ces espaces. Des éco-pâturages permettant d’entretenir la zone en limitant notamment le développement d’espèces végétales invasives..
Aujourd’hui, un village ne se suffit plus à lui-même et ses habitants doivent forcément travailler ailleurs, quant à ceux qui ouvrent de petits commerces, ils dépendent bien souvent des villages voisins. C’est donc tout naturellement que les différentes communes s’associent et communiquent. Dans les différents départements des Hauts-de-France, de nombreuses initiatives itinérantes redonnent une énergie et un dynamisme à des zones rurales trop souvent abandonnées mais aussi à certaines zones côtières isolées.
280km séparent Paris de Boulogne sur mer. Pour acheminer du poisson frais venant de la côte jusqu’à la capitale, aucun problème. Mais qu’en est-il si l’on fait ce trajet à cheval. Sous le règne de Louis XIV, le poisson n’arrivait pas toujours à temps. C’est ainsi que le célèbre cuisinier Vatel honteux d’apporter un poisson avarié sur la table du roi soleil avait préféré se donner la mort. Aujourd’hui, la Route du Poisson reprend cette route célèbre. Des équipes font le trajet en attelage sur deux jours grâce à 22 chevaux qui se relaient. A défaut de cuisine royale, le poisson est livré au cuisinier de l’Elysée à l’arrivée. Des festivités ont lieu tout au long du parcours, les Géants du Nord sont de sortis et les équipages s’adonnent à des épreuves de dressage dans les jours qui précèdent.
Le hareng a donné sa réputation au port de Boulogne sur mer. Au mois de novembre, fuyant le Gulfstream il arrive dans les eaux de la région et les pêcheurs locaux reprennent la pêche au hareng. L’occasion pour tous les ports (Calais, Boulogne-sur-Mer, Etaples sur Mer…) d’organiser d’immenses fêtes autour du hareng sur fond de musique folklorique, de chants marins ou de jeux traditionnels.
L’Oise est un territoire extrêmement boisé. Les domaines forestiers publics et privés sont vastes et nombreux. Chacun peut en profiter pour se balader mais bien plus encore. A la bonne saison et à la bonne heure, il est possible de se faufiler entre les arbres, de se faire discret et d’écouter le fameux brame du cerf. D’autres viennent prendre des bains de forêt musicaux et câliner les arbres pour des séances de sylvothérapie accompagnées de musiciens.
Saison 17 d’Échappées Belles
Hauts-de-France « De village en village »
Présentation : Jérôme Pitorin
Réalisation : Yann Streff
JRI : Jeremi Nureni
Préparation : Félicie Gaudillat
Lire aussi : Région : En 2023, l’identité culinaire passe à table

Actualité

Actualité

Actualité

Actualité

Actualité

Actualité

Vivre et travailler ensemble : la vie d’un couple à la ferme !
par Hélène Grafeuille
Ecoutez leur histoire !
