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26-08-2026

20 % des jeunes ni en emploi ni en formation

Selon les derniers chiffres publiés par l’Insee cette semaine, 20,3 % des 15-29 ans de la région sont ni en emploi, ni en formation. Un triste record. Mais il y a des signes d’espoir : l’évolution sur dix ans montre une amélioration.

Part des 15-29 ans ni en emploi ni en formation selon le niveau de diplôme. L. Bellanger

Un jeune sur cinq n’est ni en emploi ni en formation dans les Hauts-de-France, soit 223 100 15-29 ans. C’est l’enseignement d’une étude publiée par l’Insee cette semaine. Ils représentent précisément 20,3 % de cette classe d’âge, contre 16,8 % en France métropolitaine. La région affiche ainsi la part la plus élevée du pays, devant Provence-Alpes-Côte d’Azur (19 %) et l’Occitanie (18,9 %).

Cette situation traduit avant tout des difficultés d’accès à l’emploi. Deux tiers d’entre eux se déclarent au chômage. 13,3 % des 15-29 ans sont ainsi chômeurs dans la région, contre 10,6 % en France métropolitaine.

Un décrochage dès 18 ans

La sortie du système scolaire est un moment particulièrement sensible. La part de NEET atteint 18,4 % dès 18 ans, puis 24,6 % à 20 ans. Elle culmine à 26,1 % à 23 ans avant de rester élevée jusqu’à la fin de la vingtaine. À 29 ans, 23,6 % des jeunes de la région sont encore concernés.

Le niveau de diplôme joue également un rôle important. En 2023, 33,3 % des jeunes titulaires d’un CAP, BEP ou équivalent sont NEET, contre 19,1 % des bacheliers et 12,4 % des diplômés de l’enseignement supérieur. Pour les jeunes possédant au plus le brevet des collèges, la proportion atteint 23,4 %, soit cinq points de plus que la moyenne métropolitaine.

La situation diffère aussi selon les territoires. Dans les arrondissements de Lille et d’Amiens, où se trouvent d’importants pôles universitaires, la part de NEET est de 16,9 %. À l’inverse, elle atteint 23,9 % dans les territoires regroupant notamment l’Aisne, le bassin minier, le Calaisis, le Cambrésis, le Valenciennois et l’Avesnois. Ces secteurs cumulent une part plus importante de jeunes peu ou pas diplômés et un chômage des jeunes de 26,8 %.

Le bassin minier, le Calaisis, le Cambrésis, le Valenciennois et l’Avesnois plus touchés que le reste de la région.

Dans le détail, l’arrondissement de Lens affiche 24,5 % de NEET, celui de Valenciennes 24 %, Calais 24,2 %, Douai 23,4 % et Béthune 21,8 %. À l’opposé, Lille se situe à 16,6 % et Arras à 17,8 %. Dunkerque atteint 19,6 %.

Les filles sont légèrement plus touchées (20,6 %), contre 19,9 % pour les garçons, mais l’écart tient à se résorber au fil des ans.

tendance favorable

Le constat est moins sombre lorsqu’on regarde l’évolution. Entre 2013 et 2023, la part des jeunes NEET a diminué de 3,2 points dans les Hauts-de-France, soit le deuxième recul le plus important des régions métropolitaines. Dans le même temps, la part des jeunes au chômage a baissé de 3,4 points. La situation s’est améliorée dans les 26 arrondissements de la région, avec notamment une baisse de 5,5 points à Lens et à Boulogne-sur-Mer. 

Jade Bruyère

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