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15-08-2026

Plan canicules et sécheresse : les chiffrages du ministère attendu le 27 août

Afin de calibrer son « plan massif » d’aide d’urgence, Annie Genevard réunira les préfets jeudi 27 août pour un « état des lieux » des pertes provoquées par la sécheresse et les canicules. La FNSEA a d’ores et déjà estimé les besoins à plusieurs milliards d’euros.

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Malgré la pression, Annie Genevard s’est refusée jusque-là à chiffrer l’enveloppe globale du plan d’urgence. Il faudra attendre le 27 août. © AFP – photo d’archive

Récolte de maïs prévue comme catastrophique, productions de fruits et légumes gravement endommagées, prairies grillées, vendanges d’une précocité record… Alors que la sécheresse et les canicules, d’une ampleur historique, mettent la Ferme France à genoux, le gouvernement prépare sa réponse.

Jour après jour, la ministre de l’Agriculture égrène les dispositifs prévus dans le plan CASI (canicules, sécheresse, incendies), annoncé fin juillet et attendu à la rentrée. Il faudra toutefois attendre le jeudi 27 août pour espérer connaître son enveloppe : c’est à cette date qu’Annie Genevard réunira les préfets pour qu’ils lui fassent un « état des lieux », afin de « calibrer » ce « plan massif ».

Des remontées basées sur les travaux des « cellules départementales sécheresse » créées début août. Cette instance rassemble les professionnels, les chambres, les banques, les « services sociaux des départements », la MSA et l’administration. Elle doit fournir un « diagnostic précis » qui servira de base au plan d’urgence.

Lire aussi | Crise : la MSA renforce ses dispositifs de soutien

De son côté, Arnaud Rousseau a déjà chiffré les besoins des agriculteurs à plusieurs « milliards d’euros ». Dans une interview à France Info le 8 août, le président de la FNSEA a appelé à un « choc de réactivité » pour aider les agriculteurs qui font face à une « catastrophe » inédite, comparant la situation actuelle à celle de 1976. « Nous vivons une catastrophe climatique d’une ampleur que nous n’avons jamais vue en agriculture sur une telle durée », a-t-il lancé, tout en réclamant « une réponse gouvernementale inédite ». Et d’ajouter que, « s’il existe un certain nombre d’assurances, on sait parfaitement qu’elles ne pourront pas prendre en compte un tel niveau de sinistralité ».

Pas encore de « tableau d’ensemble » des pertes

Malgré la pression, Annie Genevard s’est refusée jusque-là à chiffrer l’enveloppe globale du plan d’urgence. « Il faut d’abord savoir exactement l’ampleur chiffrée des pertes avant d’annoncer des mesures. […] Nous avons évidemment des premiers éléments, mais pas un tableau d’ensemble », indiquait-elle le 14 août au micro de RMC.

Et de préciser : « Toutes les récoltes n’ont pas encore eu lieu, et il se peut qu’il pleuve – nous l’espérons tous – d’ici la fin du mois ». Même sans évaluation précise, « d’ores et déjà, on sait que les pertes sont extrêmement importantes », a concédé la ministre. « Ce n’est pas une sécheresse de plus, mais un épisode inédit aux conséquences très lourdes pour l’agriculture », insistait-elle la veille.

Si l’enveloppe est encore inconnue, le gouvernement a déjà largement esquissé le contenu du plan CASI. Il comprendra notamment « des aides d’urgence d’appui à la trésorerie » pour les agriculteurs « les plus en difficulté », a indiqué Annie Genevard sur RTL le 13 août. Un dispositif qui sera « à la main des préfets » et pourra être « déployé assez rapidement, dans les semaines qui viennent ». Le but ? Permettre aux agriculteurs de « remettre en production » pour la prochaine campagne.

Par ailleurs, la ministre a indiqué que l’indemnité de solidarité nationale (ISN) – visant à compenser « les pertes de production les plus importantes », au-delà des seuils couverts par l’assurance récolte – sera dotée cette année de « plusieurs centaines de millions d’euros ». Un niveau établi « sur la base des prévisions actuelles de pertes de récolte ».

Lire aussi | La valorisation des jachères est possible pour tous les agriculteurs dans le Nord-Pas de Calais

Réflexion sur un « prêt sécheresse »

Autre dispositif en gestation : « Nous réfléchissons à un prêt sécheresse », a déclaré Annie Genevard sur RMC le 14 août. Le but est, là aussi, de « pouvoir faire la jonction avec les prochaines productions ». Ces prêts seraient garantis ou bonifiés, a précisé le ministère à l’AFP le même jour.

Par ailleurs, Annie Genevard a indiqué que « lors du prochain budget, nous aurons probablement des propositions à faire en matière de nouvelles mesures fiscales », sans plus de précisions.

D’après un communiqué du 5 août, le plan CASI comprendra aussi des « prises en charge de cotisations sociales », des mesures sur la gestion de l’eau, ainsi que des « dispositifs de simplification et de dérogation ».

Agra Presse

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Agriculture Hauts-de-France sécheresse

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