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28-12-2023

Chez Flanquart, on transforme les graines

Installé à Annezin, Flanquart est le spécialiste régional de la graine. En mélanges, en purées ou en farines, l’entreprise transforme à façon pour les acteurs de l’agroalimentaire. Visite avec Gatien Dusaussoy, le dirigeant, et Christophe Beaurain, le responsable production.

C’est la spécialiste de la graine en région : Flanquart a été rachetée en 1992 par Olivier et Marie-Laetitia Dussaussoy à monsieur Flanquart. Installé à Courrières, dans le bassin minier, c’est alors un négoce de pommes de terre et de blé mais aussi une graineterie spécialisée dans des mélanges pour l’oisellerie et la colombophilie. En 1998, c’est le virage et le passage aux graines destinées à 100 % aux humains. « Il a fallu se réinventer », formule Gatien Dussaussoy, le fils des fondateurs et actuel dirigeant de l’entreprise. « À cette époque, on utilise de plus en plus de graines en boulangerie, dans la biscuiterie… »

L’accroissement de l’activité impose alors un déménagement, d’abord à Marles-les-Mines puis en 2003 à Annezin, dans un bâtiment sorti de terre. En 2017, la surface est doublée pour atteindre 7 000 m2. Une trentaine de salariés y travaillent pour traiter une dizaine de milliers de tonnes de graines, vendues sous toutes les formes.

Les clients sont les meuniers, qui revendent les graines telles quelles ou incorporées dans leurs farines, les boulangers et pâtissiers industriels, les chocolatiers, glaciers… Biscuiteries, biscotteries, ingrédientistes font aussi partie de la liste.

Côté matières premières, on voyage de l’Inde, pour le sésame, à la Bulgarie, pour le tournesol, en passant par l’Autriche, pour l’orge, l’Europe de l’est, pour le lin ou le millet, ou encore le Kazakhstan pour la grosse majorité du lin, « notamment en raison du durcissement des réglementations sur les métaux lourds : la part de lin français travaillée ici est passée de 50 % à 5 % », milite le dirigeant. L’entreprise est certifiée EcoVadis, label valorisant l’attention environnementale de l’activité, et Gatien Dussaussoy annonce vouloir accompagner l’essor d’une filière « plus proche et plus propre ». 

Justine Demade Pellorce

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Agroalimentaire Gastronomie semences Transformation agricole

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