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15-12-2022

Région : Alerte intoxication au monoxyde de carbone

Avec la flambée des prix de l’énergie, de nombreux Français sont tentés de se chauffer par des moyens d’appoints, augmentant les risques d’intoxication au monoxyde de carbone.

Le monoxyde de carbone se forme le plus souvent lors de la combustion incomplète du bois, charbon, gaz, fioul, pétrole… © Pixabay

Alors que le froid hivernal est tombé sur la région, la préfecture du Nord et l’Agence régionale de santé (ARS) ont tenu à faire une piqûre de rappel sur les risques liés au monoxyde de carbone (CO).

Ce gaz toxique même à des concentrations très faibles, difficilement décelable car incolore, inodore et sans saveur, se forme le plus souvent lors de la combustion incomplète du bois, charbon, gaz, fioul, pétrole…

Il se développe particulièrement lorsque l’appareil de chauffage ou de cuisson présente un dysfonctionnement et que l’oxygène est présent de manière insuffisante (pièce calfeutrée, aération insuffisante de la maison, entrée d’air bouchée).

Plusieurs sources d’émission

Dans le logement, plusieurs sources de monoxyde de carbone sont identifiées de longue date : les chaudières, convecteurs, appareils de chauffage d’appoint, chauffe-eau, cuisinière à gaz ou encore les appareils de chauffage de fortune, qu’il peut être tentant d’utiliser pour se réchauffer tout en ne faisant pas flamber ses factures d’électricité ou de gaz.

Autres sources de monoxyde peut-être moins connues : les groupes électrogènes ou barbecues mais aussi le tabagisme, une cheminée obstruée ou une voiture qui tourne dans un garage.

Alerte dès les premiers symptômes

Le CO est principalement un poison sanguin. Il se fixe sur l’hémoglobine et prend la place de l’oxygène, pouvant entraîner une « asphyxie » qui peut être mortelle.

Les premiers symptômes de l’intoxication sont les seuls signaux d’alarme : maux de tête, une vision floue, des malaises légers, des palpitations, voire des nausées, vomissements ou vertiges en cas de concentration élevée. Ces signes peuvent être imputés, à tort, à d’autres états pathologiques (indigestion), d’où la difficulté de repérer l’intoxication.

Si vous ressentez ces symptômes, aérez immédiatement en ouvrant portes et fenêtres, arrêtez tous les appareils à combustion, quittez les locaux et appelez les secours (Sapeurs-pompiers : 18 ; Samu : 15 ; numéro unique d’urgence : 112).

Le traitement de l’intoxication oxycarbonée comporte une oxygénothérapie (emploi thérapeutique de l’oxygène par inhalation).

Une fois l’alerte passée, il ne faut plus utiliser les appareils à combustion avant le passage d’un professionnel qualifié qui recherchera la cause de l’intoxication et proposera les travaux à effectuer.  

C. D.

Lire aussi : Intoxication au monoxyde de carbone : comment limiter les risques ?

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