
Fin 2019, Stéphanie Parsy, pharmacienne de formation et d’exercice, et son conjoint Yann Pastouret, commercial, décident de changer de vie pour se consacrer à la bière. « On est arrivé à un moment dans notre vie où on voulait tous les deux changer de métier. Moi, j’avais repris l’entreprise de transport par autocar de mes parents et j’étais en train de la céder. On avait aussi très envie de créer quelque chose à deux », explique Stéphanie.
Parmi les critères pour se lancer dans une nouvelle activité : rester dans le Nord et mettre en avant les produits de la région. « La bière réunissait ces critères. Qui plus est, c’est un produit emblématique de la région », ajoute la Nordiste et fière de l’être.
Lire aussi : Publi-reportage : La ferme du Sire de Créquy, une histoire de famille et de terroir
Ici, pas de houblons américains mais bien des houblons du Nord. « C’était une volonté de notre part, que nos bières soient 100 % locales, ou du moins le plus possible. Par exemple on a une bière, la Salix Saison, que je surnomme la « chti’te IPA ». Or, les IPA se caractérisent par ce goût de houblon américain particulier. Moi, j’y mets aussi beaucoup de houblon mais du coup le goût est un peu différent », explique Stéphanie qui, vous l’aurait compris, est la brasseuse principale. Parmi les autres exigences de qualité : pas d’édulcorant et une hygiène irréprochable : « Mon passé de pharmacien ressort souvent ! »
Cette volonté de local s’exprime aussi dans les premières bières mises en vente : une blonde, une ambrée et une triple. « Ce sont nos trois bières faisant partie de la marque Saveurs en’Or et c’est 80 % de notre chiffre d’affaires. Dès le départ, on a voulu faire partie de cette aventure. On connaissait la marque et les valeurs qu’elle porte mais nous ne savions pas qu’il y avait tout l’aspect communication derrière avec les opérations commerciales, les événements, ce qui nous a agréablement surpris ! »
Aujourd’hui, la brasserie locale propose 10 bières différentes, sans compter les éditions limitées de Noël. Le tout est réparti en deux gammes : Salix cervisia pour la grande distribution principalement, et La châtelaine de la Villette, un peu plus haut de gamme. Une diversité pensée par Yann : « Le but est de répondre à la demande et donc que chacun puisse y trouver son compte. Mais je vous avoue que là, on ne va pas ajouter de nouvelles bières pour le moment ! », plaisante Stéphanie qui s’est équipée de machines semi-automatiques pour diminuer la pénibilité du travail. « Mais cela reste physique. Je suis toute seule derrière. Yann s’occupe de toute la partie commercialisation et nous avons un salarié qui m’aide à la production et un au magasin. »
Le magasin, ouvert au public, est plus qu’un magasin puisqu’il fait aussi bar. « C’était très important pour nous de créer un lieu de convivialité à Saultain. La mairie nous a beaucoup soutenus dans le projet. On fait donc bar et on organise quelques événements de temps en temps, notamment la diffusion de matchs de rugby… » Il faut dire que Yann est entraîneur dans le club du coin… Aujourd’hui, la brasserie produit 1 000 hectolitres par an. « Notre objectif est de 2 500 hectolitres par an. Et après, on verra ce que l’avenir nous réserve », sourit la brasseuse.
Site de la brasserie : cliquez ici !

Actualité
Actualités, Articles, Enseignement

Brèves
Actualités, Articles, Enseignement

Vivre et travailler ensemble : la vie d’un couple à la ferme !
par Hélène Grafeuille
Ecoutez leur histoire !
