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08-07-2026

Bio : bientôt une marque coopérative et locale ?

Après le lancement de sa bière 100 % bio et locale Main tendue, la brasserie Moulins d’Ascq souhaite fédérer autour d’une future marque coopérative bio ancrée dans les Hauts-de-France.

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Une cinquantaine de producteurs, transformateurs, distributeurs et consommateurs ont participé au premier petit-déjeuner d’échanges organisé pour imaginer une future marque coopérative bio locale. © H. G.

En octobre dernier, la brasserie bio Moulins d’Ascq, située à Villeneuve-d’Ascq, sortait une nouvelle bière baptisée Main tendue, bière 100 % bio et locale. L’orge est cultivée par Jean-François Deneuville à moins de 200 mètres de la brasserie et le houblon vient de l’exploitation de Julien Henon à Sercus, à 50 km de Villeneuve-d’Ascq.

Cette bière représente aussi la première brique d’un projet coopératif local dont l’ambition est de sécuriser les agriculteurs et producteurs biologiques. Alban Decoster, dirigeant de la brasserie Moulins d’Ascq, et le directeur de la production, Benoît Dervaux, sont partis d’un constat : la région Hauts-de-France fait partie des territoires les moins bien dotés en surface agricole bio en France.

Doubler la surface agricole bio régionale en 10 ans

Le duo de brasseurs a donc décidé de se lancer un pari : débloquer les compteurs afin de doubler la surface agricole bio de la région en 10 ans. Les deux hommes ont commencé à réfléchir, à échanger avec des transformateurs, des producteurs et des commerçants. « Et une idée a commencé à germer, expliquent-ils. Pourquoi ne pas créer une marque coopérative bio et ancrée sur son territoire ? Une marque locale qui rassemblerait tous les acteurs qui veulent faire avancer l’agriculture bio. »

« Nous y sommes parvenus avec la bière alors pourquoi nous ne pourrions pas y arriver avec d’autres productions , estime Jean-François Deneuville. Via cette marque locale, nous pourrions dupliquer ce qui a été fait. Pour ma part, j’ai une production de lentilles et de pommes de terre bio, l’objectif serait, comme avec la brasserie pour mon orge, de trouver d’autres industriels qui pourraient transformer ma production et ainsi créer une filière bio dans la région. »

Lire aussi | Bio : le grand rebond après la crise ?

Créer une marque locale qui rassemblerait tous les acteurs qui veulent faire avancer l’agriculture bio.

Pour faire aboutir leur projet, Alban Decoster et Benoît Dervaux espèrent fédérer un maximum d’acteurs : producteurs, transformateurs, distributeurs mais aussi consommateurs. Lundi 29 juin, ils ont ainsi organisé un petit-déjeuner d’échanges et de co-construction. Une cinquantaine de participants étaient réunis pour commencer à réfléchir ensemble. Une seconde réunion sera organisée en septembre pour continuer d’avancer sur cette future « marque coopérative bio et ancrée sur son territoire ». 

Hélène Graffeuille

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brasserie Hauts-de-France

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