Votre météo par ville

Épiphanie : Connaissez-vous la galette beurrée ?

05-01-2023

Actualité

Transformation

Après les bûches de Noël, place aux galettes des rois à l’occasion de l’Épiphanie. Si en Provence, on parle de couronne – une brioche à la fleur d’oranger, recouverte de sucre et de fruits confits -, Dunkerque aussi a sa spécificité pour cette tradition : la galette beurrée.

Philippe Deblock, de la boulangerie Deblock à Dunkerque, confectionne deux tiers de galettes beurrées pour un tiers de galettes feuilletées chaque année. © J. D. P.

Si la plupart d’entre nous ont l’habitude de déguster une galette des rois à base de pâte feuilletée, garnie traditionnellement de frangipane ou de compote de pommes, à Dunkerque (59), la tradition n’est pas la même pour l’Épiphanie. En ce début de mois de janvier, la star dans les vitrines des boulangeries, c’est la galette beurrée.

Visuellement, le gâteau ressemble à une tropézienne. « C’est une brioche avec de la crème au milieu et bien évidemment une fève », explique Philippe Deblock, boulanger depuis 42 ans, installé boulevard de la Sainte-Barbe.

Chaque boulanger y ajoute sa touche personnelle : « Moi, entre la brioche, j’y mets de la mousseline, comme dans le Paris-Brest, que j’aromatise avec une petite pointe de kirsch. D’autres mettent de la crème au beurre, préfèrent le rhum au kirsch… C’est un choix et on s’adapte aussi à notre clientèle. Certains de mes clients me demandent de ne pas mettre d’alcool dans la galette beurrée, c’est tout à fait possible », souligne cet artisan.

Au mois de janvier, la galette beurrée a la cote auprès des Dunkerquois. Elle est vendue de Gravelines à Bray-Dunes, dans un rayon de 10 à 15 kilomètres autour de la cité de Jean Bart. « Elle a beaucoup de succès et se vend beaucoup mieux que la traditionnelle galette à la frangipane ou à la pomme, assure Philippe Deblock. Au mois de janvier, je prépare deux tiers de galettes beurrées pour un tiers de galettes avec de la pâte feuilletée. »

La légende dit que les Dunkerquois expatriés n’hésiteraient d’ailleurs pas à parcourir des centaines de kilomètres pour venir chercher leur galette beurrée. « J’ai des amis qui sont partis habiter du côté de Poitiers et qui, chaque année, reviennent en janvier chercher une galette car, pour eux, la galette de l’Épiphanie, c’est la galette beurrée. Mes enfants sont à Paris, quand ils reviennent au moment des fêtes, ils ne partent pas sans leur galette beurrée », raconte le boulanger.

Certains clients en commandent toute l’année

Si la spécialité dunkerquoise connaît un franc succès au mois de janvier, certains habitants l’aiment tellement qu’ils n’hésitent pas à en commander tout le reste de l’année. « Moi, j’essaie de garder la tradition des bûches jusqu’à fin décembre. Je n’expose les galettes beurrées qu’à partir du 1er janvier. Mais certaines personnes en commandent avant la nouvelle année pour pouvoir tirer les rois en famille. »

Sur le premier mois de l’année, des centaines de galettes beurrées sont vendues à la boulangerie Deblock, « nous avons le droit d’exposer des galettes des rois dans nos vitrines que jusqu’au 31 janvier. Après, nous avons toujours le droit d’en vendre mais sur commande et certains de mes clients m’en commandent tout au long de l’année », assure-t-il.

La galette beurrée est donc devenue une institution sur le territoire dunkerquois. « C’est comme les folards (une brioche) à la Saint-Martin, en novembre, c’est incontournable ! », commente le boulanger. Et de conclure : « Lorsque je prendrai ma retraite, je dévoilerai ma recette à mon successeur car ici, si tu veux travailler, il faut faire de la galette beurrée », sourit-il.  

Hélène Graffeuille

Lire aussi : Et pourquoi pas une galette salée pour l’Épiphanie ?

Facebook Twitter LinkedIn Google Email
Noël autrement (4/4). De garde avec les soignants
À l'approche de Noël, nous sommes allés à la rencontre de personnes qui célèbrent cette fête de manière différe [...]
Lire la suite ...

Noël autrement (3/4). Une fête aux accents d’ailleurs
À l'approche de Noël, nous sommes allés à la rencontre de personnes qui célèbrent cette fête de manière différe [...]
Lire la suite ...

Émilie roibet, itinéraire d’une reconversion bien pensée
Architecte paysagiste de formation, Émilie Roibet a quitté ses bureaux lillois pour créer sa ferme florale "À l'ombr [...]
Lire la suite ...

Une Cuma qui a le sens de l’accueil
Localisée à Bois-Bernard, la Cuma " L'accueillante " est confrontée aux départs en retraite de ses membres, souvent [...]
Lire la suite ...

DOSSIER ÉNERGIE. À la centrale de Lens, le bois devient énergies
Unique dans la région, par son genre et sa taille, la centrale de cogénération de Lens produit à la fois de l'élect [...]
Lire la suite ...

Inondations : après la pluie, se reconstruire
Une semaine après les premières crues, le Pas-de-Calais tente d'émerger peu à peu, malgré la menace de nouvelles in [...]
Lire la suite ...

Inondations : 50 millions d’euros pour les collectivités sinistrées
Le chef de l'État en déplacement à Saint-Omer et à Blendecques, le mardi 14 novembre, a annoncé un plan d'aide pou [...]
Lire la suite ...

À la ferme du Major, “on crée de l’énergie”
La ferme d'insertion du Major, à Raismes, emploie 40 hommes et femmes éloignés de l'emploi pour leur permettre, en ac [...]
Lire la suite ...

Jean-Marie Vanlerenberghe : « L’attentat à Arras a souligné les failles du dispositif »
Ancien maire d'Arras et doyen du Sénat, Jean-Marie Vanlerenberghe réclame « une réponse ferme » mais dans le resp [...]
Lire la suite ...

Changer de goût et agir pour le futur
Plus saine, plus durable, plus accessible, l'alimentation de demain doit répondre à d'innombrables défis. À l'occasi [...]
Lire la suite ...

Retour sur la première édition du championnat international de la frite
Le premier championnat international de la frite s'est déroulé à Arras le samedi 7 octobre 2023. Soleil et ambiance [...]
Lire la suite ...

Jean-Paul Dambrine, le patron sensas’
Il est l'icône de la frite nordiste. À 75 ans, Jean-Paul Dambrine, fondateur des friteries Sensas et président du jur [...]
Lire la suite ...

Quatre lycéennes d’Anchin à la conquête de l’Andalousie
Iris, Angèle, Louise et Eulalie, lycéennes à l'Institut d'Anchin, ont passé trois semaines caniculaires près de Sé [...]
Lire la suite ...

Élections sénatoriales : dans le Nord, plusieurs nuances de rose, plusieurs nuances de bleu : l’éparpillement façon puzzle
Avec 11 sièges à pourvoir, c’est le département à renouveler le plus grand nombre de sièges derrière Paris : le [...]
Lire la suite ...

Élections sénatoriales : dans le Pas-de-Calais, la droite (presque) unie, la gauche en ordre dispersé et l’éventualité du Rassemblement National :
Pour les prochaines élections sénatoriales, les gauches ne font pas bloc dans le Pas-de-Calais. La droite, elle, table [...]
Lire la suite ...

Numéro 368 : 7 juin 2024

Terres en fête. Dans les pas des champions du Savoir vert
Terres en fête, c'est l'occasion pour le grand public de découvrir un monde parfois trèèèèès inconnu. Des dizaine [...]
Lire la suite ...

Terres en fête : 85 000 visiteurs, 550 exposants et des organisateurs contents
Terres en fête s'est déroulé du vendredi 7 au dimanche 9 juin à Tilloy-lès-Mofflaines. 85 000 visiteurs ont arpen [...]
Lire la suite ...

Flandre : Florian Djebouri a transformé sa passion pour les chiens en métier
Sur Terres en fête, Florian Djebouri faisait des démonstrations de chiens de troupeau. L'occasion de rencontrer ce tou [...]
Lire la suite ...

Élections européennes et dissolution : avec quelles conséquences ?
Quelles conséquences sur le monde agricole vont avoir les élections européennes et la dissolution de l'Assemblée nat [...]
Lire la suite ...

« Il n’y a pas d’ambiguïté, notre objectif est de produire »
Pour Agnès Pannier-Runacher, « si on nie le dérèglement climatique - comme le fait l'extrême-droite - on tue l'agr [...]
Lire la suite ...

Au cœur des terres

#terresetterritoires