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Marchiennes : Street food sous la grange

10-02-2022

Actualité

Consommation

Une street food épicée dans un cadre rural. C’est ce que proposent depuis 2020 Benjamin Bernard-Luneau et Tchaa Alouda à La Grange Food Truck. Installés en lisière de la forêt de Marchiennes, ils cuisinent sous la grange d’une ancienne ferme des plats du monde à base de produits régionaux, bio ou raisonnés.

Benjamin Bernard-Luneau et Tchaa Alouda sont les deux souriants visages de La Grange Food Truck. © L.DG

À 33 et 27 ans, Benjamin Bernard-Luneau et Tchaa Alouda sont les deux souriants visages de La Grange Food Truck.

Installés en bordure de la forêt de Marchiennes, sous le hangar d’une ancienne ferme transformée en gîtes ruraux, les deux jeunes chefs proposent une street food (littéralement, « cuisine de rue ») aux saveurs du monde, où tout est fait maison avec des ingrédients locaux, et bios ou issus de l’agriculture raisonnée.

Globe-trotter

États-Unis, Japon ou encore Angleterre… Les influences qui bercent la cuisine des deux associés sont nombreuses, et pour cause.

L’histoire de La Grange Food Truck commence outre-Atlantique. Originaire du sud de la France, Benjamin Bernard-Lumeau fait ses études à Seattle, dans la finance. Passionné depuis tout petit par la cuisine, il se détourne vite des chiffres pour ouvrir un restaurant « Entre amis ».

Assiettes de charcuterie, entrées, quatre ou cinq plats à la carte, quelques desserts… Tout y est fait maison.

Quelques petits aléas de carte verte plus tard, « comme c’est souvent le cas aux États-Unis », Benjamin Bernard-Lumeau rentre en France en 2014, travaille dans un restaurant parisien, puis quelques mois à Londres comme commis. « J’ai commencé commis, puis second, et j’ai fini chef », se souvient-il.

Il poursuit dans cette voie et passe en 2017 par le Clos Saint Pierre, étoilé en 2013 par le Guide Michelin. « C’est là que j’ai rencontré Tchaa, qui était stagiaire d’été puis est passé second. » Le courant passe, et ils rentrent en contact.

De l’ultra-local, une idée venue du Japon

Benjamin Bernard-Lumeau repart ensuite six mois au Japon à cheval sur 2018 et 2019, où il passe par différents restaurants, dont un étoilé. « C’étaient six mois intensifs ! Je ne connaissais pas la langue, je vivais dans une caravane… »

Mais il apprend aussi la cuisine japonaise. « Là-bas, on ne travaillait qu’avec des produits frais, des producteurs locaux, des poissons encore vivants tout juste sortis des filets… J’ai voulu faire pareil. »

Marchiennes fever

À son retour en France, il intègre les cuisines d’un restaurant comme celui-là. « On ne savait jamais ce qu’on allait recevoir ! Ça m’a beaucoup plu. J’ai commencé à chercher un endroit pour fonder mon restaurant. »

C’est là que Mickaël Bangue-Tandet, un ami resté à Seattle, l’appelle pour lui parler des gîtes qu’il ouvre dans l’ancienne ferme de ses grands-parents à Marchiennes, de l’espace disponible sous le hangar de celle-ci, et du potentiel de l’endroit, voisin des champs et de la forêt. « La première fois que je suis venu, à l’été 2019, c’était le soir au coucher de soleil… Trois jours plus tard, j’ai dit oui ! »

« on fait ce qu’on veut »

Entre cueillette de champignons et d’ail des ours dans la forêt, et proximité avec les producteurs locaux, Benjamin et Tchaa se plaisent dans l’ultra-local. « Nos patates sont produites à un kilomètre, nous utilisons de la tomme de Marchiennes, du foie gras de Landas (59), de la viande d’Auduncthun (62)… Je voulais construire quelque chose qui partait de zéro, sans avoir besoin de se soucier de ressembler à quelqu’un d’autre, ce qui est toujours un peu le cas quand vous reprenez un restaurant. Je suis d’origine vietnamienne, Tchaa vient du Togo, ça inspire notre façon de cuisiner. Ici, on fait ce qu’on veut. »

Et ce n’est pas terminé. Au bout de presque deux ans d’existence, La Grande Food Truc s’apprête à faire peau neuve… en dur.

À partir du 7 mars, les deux chefs migreront pour cinq mois face à l’office de tourisme du cœur d’Ostrevent, pendant le chantier qui construira leur restaurant. Sous la grange, bien sûr ! 

Lucie De Gusseme

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