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Enquête : le Covid-19 vécu par les éleveurs laitiers fermiers (infographie)

19-06-2020

Actualité

Consommation

L’association des vendeurs directs de produits laitiers des Hauts-de-France a participé à une enquête nationale sur les conséquences du Covid-19 pour la filière laitière fermière. Enseignements.

Les producteurs laitiers fermiers qui transforment leur matière première (en fromages, yaourts…) sont restés la tête dans le guidon. Comme toutes les professions, ils étaient sur le front pendant la crise du Covid-19. Mais d’un point de vue global, comment ont-ils traversé la tempête ?

Premier bilan

Les résultats donnés par les adhérents de l’Association des vendeurs directs de produits laitiers (ARVD), en région, à l’enquête menée par l’Association nationale des producteurs (ANPLF), permettent de dresser un premier bilan de cette période hors normes. « Il s’agissait avant tout de sensibiliser les politiques en montrant que la filière fermière laitière est restée très mobilisée pendant le confinement », traduit Marie Vandewale animatrice à l’ARVD.

« Un point d’étape indispensable, même si on est loin d’être revenus à la normale. La restauration collective n’a pas repris et la fidélisation des clients du confinement n’a pas forcément fonctionné », ajoute Laurent Bauduin, président de l’ARVD, qui compte bien recontacter les adhérents dès la rentrée.

Adaptation des canaux de direction

Selon les résultats récoltés auprès de 15 % des adhérents, les chiffres des pertes enregistrées entre mars et avril 2020, montrent que les producteurs laitiers fermiers ont su, en partie, réadapter leurs canaux de distribution. « La livraison à domicile et la vente sur internet ont tiré leur épingle du jeu », traduit Marie Vandewale qui tempère : « Mais ces systèmes de drive ou de livraison sont extrêmement chronophages. Les éleveurs ont dû faire face à un manque de main-d’œuvre. Certains sont sortis épuisés… »

L’activité mixte a également permis à certains producteurs de rediriger la production vers les laiteries. Le plus lourd tribut sera payé par les producteurs de fromages en zone rurale, et plus particulièrement les éleveurs caprins.

Les Hauts-de-France relativement épargnés

Globalement, la région semble relativement épargnée par rapport à d’autres. Pour plusieurs raisons : la grande capacité de production en produits frais, le nombre d’exploitations périurbaines, mais aussi la forte consommation liée à la densité de population.

Agathe Villemagne

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