En 2025, la saison de pollinisation des arbres s’est étendue de janvier à mai pour ensuite laisser la place aux herbacées et graminées. Avec 33 286 grains/m3 relevés dans la concentration de l’air, 2025 se retrouve à la quatrième place en termes de pollens comptés sur les dix dernières années.
Les espèces végétales ayant libéré le plus de pollens dans les Hauts-de-France l’an dernier sont les urticacées (6 421 grains/m3). Si cette espèce n’est pas réellement allergisantes, elle est irritante « à cause des poils présents sur leurs feuilles et leurs fleurs, ce qui peut provoquer des irritations oculaires, indique le docteur Béatrice Benabes, médecin allergologue et vice-présidente d’Atmo Hauts-de-France. Les symptômes liés aux urticacées en région sont plutôt de type yeux qui grattent, nez qui éternue, mais sans véritable mécanisme allergique avec production d’anticorps spécifiques. On observe ces pollens de mai à fin septembre, voire octobre. » Derrière les urticacées, les Hauts-de-France ont enregistré une forte concentration en graminées (4 780 grains/m3) qui ont, eux, un fort potentiel allergisant. Et enfin les cupressacées (4 159 grains/m3).
En France, un habitant sur trois souffre d’allergie au pollen. Une proportion qui devrait augmenter puisqu’on estime qu’en 2050, 50 % de la population sera allergique. Et la pollution atmosphérique aggrave les allergies. En effet, la paroi des pollens se déforme ou se fracture sous l’effet des polluants comme l’ozone, le dioxyde de soufre ou d’azote. Ces fragments plus petits pénètrent plus profondément dans les voies respiratoires et peuvent devenir plus allergisants. La pollution fragilise aussi les muqueuses, rendant l’organisme plus sensible aux pollens.
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Quelques gestes simples peuvent être mis en place pour s’en protéger. À l’extérieur, il est conseillé de rouler les fenêtres fermées lors des déplacements en voiture, de ne pas faire sécher son linge à l’extérieur pour que le pollen ne se dépose pas sur le linge humide et d’éviter les activités entraînant une surexposition aux pollens telles que le jardinage ou le sport en extérieur.
Il est également préconisé de se rincer les cheveux le soir pour éliminer les pollens qui s’y sont déposés, d’aérer son logement au moins 10 minutes par jours avant le lever et après le coucher du soleil- la quantité de pollen dans l’air étant plus faible à ces moments- et d’éviter d’utiliser des produits irritants ou allergisants (tabac, produits d’entretien, bougies, parfums d’intérieur…) pour ne pas aggraver les symptômes.
En avril dernier, Atmo a lancé un nouvel indice pollen. Il permet de suivre l’évolution de six types de pollens (aulne, bouleau, olivier, graminées, ambroisie et armoise) grâce à une échelle indiquant le niveau de risque allergique de « très faible » à « extrêmement élevé ». Toutes les infos ici.
H. G.

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par Hélène Grafeuille
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