
Allier préservation d’une race ovine locale et entretien du paysage. C’est l’objectif de la démarche d’écopâturage engagée par l’Institut de Genech avec deux communes, Genech et Pont-à-Marcq, dans le Nord.
À compter de ce mois d’avril et jusqu’à l’automne prochain, le troupeau de moutons boulonnais de l’Institut de Genech, composé d’une cinquantaine de mères, va pâturer et entretenir des espaces verts de ces deux communes. Le partenariat a pour le moment était établi pour cinq ans.
Sur la commune de Pont-à-Marcq, ce sont deux parcelles de 42 et 80 ares qui seront ainsi entretenues. À Genech, il s’agit aussi de deux parcelles de 67 et 350 ares. Par roulement, entre 10 et 20 moutons seront présents dans les parcelles.
Pour l’institut de Genech, cette démarche correspond à une volonté de « orienter sa conduite vers des pratiques de pâturages territorialisés, en complément du pâturage réalisé au sein de l’école, indique un communiqué de l’établissement agricole. L’écopâturage au service des communes de proximité est un levier qui s’inscrit pleinement dans cette orientation ».
Les communes pour leur part étaient à la recherche d’une solution « plus douce » pour entretenir leurs espaces verts. Sur sa page Facebook, la ville de Genech énumère les avantages de l’écopâturage : « moins de carburants, moins de pollution, réduction des déchets, enrichissement naturel des sols, diminution des nuisances sonores, baisse des coûts de gestion ». Un bon moyen aussi de sensibiliser le grand public au « patrimoine écologique, paysager et génétique », conclut l’Institut de Genech.
Virginie Charpenet
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