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Brasserie du Cateau : passé et présent se réunissent autour d’une bière

02-08-2019

Actualité

Hors-champ

Remise à flot au début des années 2000, la Brasserie du Cateau (Cateau-Cambrésis, 59) offre autant de rafraîchissements que de divertissements. La visite du lieu permet d’appréhender l’histoire ainsi que les mystères de la fabrication de la bière.

Brasserie du Cateau façade
L’édifice qui accueille la Brasserie du Cateau date du début du XXe siècle, et est typique de la révolution industrielle. © Brasserie du Cateau

La vieille cheminée industrielle a beau nous toiser de toute sa hauteur, elle ne parvient pas à masquer le soleil et à offrir ne serait-ce qu’un peu d’ombre. L’astre fait pleuvoir ses rayons, et donne un coup de chaud tant aux pavés de la cour de la brasserie qu’à ceux qui les arpentent. Il n’est que 11 h, mais on boirait déjà bien une petite mousse.

Mais à la Brasserie du Cateau, on ne se contente pas de siroter la boisson houblonnée. On vient aussi tenter de la cerner, à travers son histoire et le récit de sa fabrication. Direction le bâtiment principal, typique de la révolution industrielle, pour débuter la visite !

Le bâtiment industriel abandonné devenu monument historique

« Dès le début du projet de réhabilitation de la brasserie, l’objectif était de refaire tourner un appareil industriel, de le rendre fonctionnel avec du matériel moderne. Tout en respectant l’identité d’un lieu plus que centenaire », explique Grégory Maufroid, maître brasseur du Cateau.

Pari réussi. Les gigantesques cuves de cuivre qui nous accueillent dès l’entrée de l’édifice semblent y siéger depuis toujours, et s’intègrent parfaitement à cette salle aux murs de briques rouges. Elles sont pourtant tout ce qu’il y a de plus moderne, et fonctionnent au quotidien.
Le maître brasseur poursuit. « Dès 1875, il y avait une brasserie/malterie ici, conte-t-il. Mais le bâtiment tel qu’on le connaît date du début du XXe siècle. En 1926, la brasserie a cessé de fonctionner, et ce n’est qu’en 2000 qu’elle est rachetée. » 

À l’aube du XXIe siècle, c’est grâce à l’amour des habitants du Catésis pour leur patrimoine que la brasserie retrouve un peu de son lustre d’antan. Attristée de la voir se dégrader au fil des ans, une association de riverains, soutenue par la ville du Cateau-Cambrésis, la met à l’honneur en organisant des visites lors des Journées européennes du patrimoine. En mars 2000, la brasserie est classée monument historique. Et en 2004, la première Vivat (la marque de la brasserie) sort des cuves.

Visiter les époques

Non content de produire la bière, l’équipe de la Brasserie du Cateau la raconte. « En préservant les lieux et les équipements, on a créé un support parfait pour la pédagogie explique Julie Butez, la directrice. En visitant, on apprend et surtout, on voit comment et avec quoi était faite la bière avant, et comment elle est faite maintenant. » 

Grégory Maufroid nous entraîne dans son sillage pour faire un petit tour du propriétaire. Première étape : la malterie, qui se situe au-dessus de la salle du restaurant de l’établissement. La brasserie ne fabrique plus son propre malt, mais la préservation des différentes pièces est prétexte au récit des méthodes anciennes.

Puis viennent les salles dédiées au brassage en tant que tel. « La brasserie avait pour particularité d’être structurée verticalement. Ainsi, la bière passait d’une cuve à l’autre par la seule force de la gravité », détaille notre guide.
La suite de la visite nous plonge dans un confondant mélange des époques. Partout, les anciennes installations côtoient les nouvelles machines utilisées pour le brassage des différents types de Vivat, et il faut attendre d’être parvenu au niveau inférieur du bâtiment, lieu des fermentation et refroidissement de la bière, pour pleinement remettre les deux pieds dans notre ère.

Tout au long de ce périple, Grégory Maufroid égrène anecdotes et explications, détaillant les différentes étapes de la fabrication du breuvage houblonné. À peine le temps d’essayer de lui arracher le secret de sa dernière création aux betteraves, chicons et pommes, que la visite s’achève. Il est temps d’aller s’abreuver.

Clément Peyron

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