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3 minutes| Par Hélène Graffeuille
« Je savais qu’il existait des confréries autour de la bière, mais je connaissais finalement assez peu cet univers », reconnaît d’emblée Grégory Duquesne. Il y a deux ans, le brasseur a repris la brasserie La Gueule de…, installée à Templeuve-en-Pévèle. Alors, lorsque l’occasion d’intégrer la confrérie du houblon d’or s’est présentée, il n’a pas hésité longtemps.
« Ce qui m’a séduit, ce sont avant tout les valeurs de partage et d’échange, mais aussi la volonté de préserver un savoir-faire autour d’un produit qui me tient évidemment particulièrement à cœur : la bière. » Le principe même de l’intronisation a également retenu son attention. « Pour entrer dans la confrérie du houblon d’or, il faut être parrainé par deux personnes. Je trouve que c’est un gage de confiance : cela montre que les membres partagent les mêmes valeurs et sont là pour les mêmes raisons. » Ce qui l’a séduit aussi : « Le volet altruisme tourné vers l’aide à l’enfance qui est évidemment un sujet qui me tient à cœur et cela donne encore plus de sens à ce que l’on fait. »
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En janvier dernier, Grégory Duquesne a officiellement rejoint les rangs de la confrérie du houblon d’or, en devenant chevalier à l’occasion du traditionnel chapitre. Un « moment important » pour le gérant de La Gueule de… qui reconnaît toutefois avoir été quelque peu surpris, au départ, par les rituels qui entourent la cérémonie.« Cela peut paraître assez folklorique, mais tout cela prend finalement beaucoup de sens sur le plan symbolique », estime-t-il.
Car la tradition, Grégory Duquesne y est particulièrement attaché à commencer par la fabrication de ces bières. À La Gueule de…, le brasseur perpétue notamment un procédé de double fermentation, à l’exception des bières conditionnées en fûts et en canettes. « La première fermentation se fait dans les fûts, puis une seconde intervient après la mise en bouteille. Le CO2 se forme naturellement lorsque les bouteilles sont placées plusieurs jours dans des caves chaudes, avant leur mise en vente », explique-t-il. Un choix qui implique davantage de temps et un coût énergétique supplémentaire, mais que le brasseur revendique, « ce procédé permet d’obtenir une mousse pétillante et apporte une belle complexité à la bière. »
La brasserie templeuvoise produit 1 000 hectolitres de bières par an et des spiritueux, à partir de houblon provenant 90 % de la région ou de France, proposant ainsi une gamme de cinq bières permanentes et deux bières éphémères. Car si la tradition a son importance, Grégory Duquesne aime aussi innover :« Les bières éphémères permettent d’être dans la création, de se remettre en question… » La brasserie propose également de personnifier les bières, permettant de créer une bière à son image. Pour découvrir les différentes productions de la brasserie, direction la boutique ou le bar de La Gueule de… (27 bis, rue grande campagne à Templeuve-en-Pévèle). Des visites sont régulièrement organisées afin de découvrir les coulisses de la fabrication. Les informations sont disponibles sur la page Facebook Brasserie La Gueule De. ou sur www.lagueulede.fr.
H. G.

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