
C’est le genre d’histoire qui ne s’invente pas. En 2020, la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) des Hauts-de-France acquiert une vingtaine d’hectares à Preux-au-Bois, à une trentaine de kilomètres de Maubeuge (59). En 2021, elle met en location de manière provisoire et précaire le bien à un exploitant local, en attendant d’attribuer la parcelle. Il est décidé d’attribuer le bien à un jeune agriculteur boulanger en agriculture biologique. Afin d’amorcer la conversion en label AB (agriculture biologique) des parcelles, la Safer décide de cultiver directement dessus.
Mais voilà , au printemps 2022, elle découvre qu’une entreprise agricole belge vient de planter des pommes de terre dans lesdites parcelles ! « Nous sommes tombés des nues en découvrant cette occupation illégale », confie Hubert Bourgois, directeur général délégué de l’institution.
Face à cette situation, la Safer fait le nécessaire pour stopper le chantier de plantation mais que faire de la production ? Elle ne peut se résoudre à détruire une source de production. Elle laisse donc les pommes de terre se développer et finit par les récolter mardi 20 septembre. La Safer a choisi d’offrir la récolte, soit plus de 50 tonnes de pommes de terre, à l’association Solaal Hauts-de-France. Grâce à l’intervention de l’association, les pommes de terre vont être récupérées par les Restos du CÅ“ur de Lens à partir du 26 septembre. « Nous sommes fiers d’avoir su tirer profit d’une telle situation, et qui plus est au bénéfice des plus démunis », conclut Sylvain Versluys, président de la Safer Hauts-de-France, dans un communiqué.
Eglantine Puel
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