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13-01-2020

Élections MSA 2020 : « Défendre la spécificité de notre régime »

Du 20 au 31 janvier 2020, les adhérents de la MSA sont appelés à voter pour élire leurs délégués cantonaux. Michel Brodel et Franck-Étienne Rétaux, respectivement président et directeur de la MSA Nord-Pas de Calais, reviennent sur les enjeux du scrutin.

Michel Brodel et Franck-Étienne Rétaux, respectivement président et directeur de la MSA Nord-Pas de Calais © DR

À quoi servent ces élections à la MSA  ?

Michel Brodel : Tous les cinq ans, exploitants, employeurs et salariés, actifs et retraités, votent pour élire leurs délégués cantonaux. Ce sont des ambassadeurs de la MSA. Ils représentent les ressortissants sur les deux départements. Ils ont pour mission de faire remonter les préoccupations et les demandes qui viennent du terrain. Ces élections représentent un rendez-vous important pour les territoires ruraux.

Combien de délégués seront élus dans le Nord et le Pas-de-Calais  ?

Franck-Étienne Rétaux : Le périmètre des cantons a été revu. Nous passons de 176 à 80. Ce sont 650 délégués cantonaux qui seront élus (contre 910 actuellement). Ces derniers devront ensuite élire le conseil d’administration de la MSA Nord-Pas de Calais puis son futur président lors d’une assemblée générale, le 2 avril prochain.

Comment mobiliser les votants ?

M. B. : Sur le terrain, les équipes de la MSA et les élus organisent des réunions et échangent avec les adhérents. Un véhicule sillonne la campagne pour communiquer sur les élections. Des rencontres se poursuivent avec les organisations professionnelles agricoles pour inviter les salariés à voter.

Le vote électronique est-il plébiscité  ?

F-E. R. : Oui, il est amené à se développer. Lors des dernières élections, en 2015, 10 % des votants ont choisi de voter en ligne. Cette fois, chaque adhérent va recevoir un guide mi-janvier. Plus le taux de participation sera important, plus la MSA sera légitime.

De quelle manière la MSA entend-elle défendre le régime social agricole ?

M. B. : À l’heure où les régimes spéciaux sont remis en cause, le régime agricole, porté par la MSA, doit faire valoir ses atouts : connaissance des particularités de l’agriculture, relation de proximité, accompagnement individualisé, présence en milieu rural… À la différence du régime général, nous avons des élus locaux qui permettent ce type de fonctionnement. Défendre la spécificité de notre régime agricole, en faveur des exploitants, ainsi que nos valeurs (solidarité et mutualisme) est notre priorité.

Après ces élections, quels dossiers attendent la MSA en 2020  ?

F-E. R. : Réforme des retraites et des allocations, mise en place de nouvelles complémentaires, plan d’action pour le mandat à venir sont les projets qui attendent les équipes et les élus. Plus globalement, il faut que nous soyons au plus près de nos adhérents et travaillions à améliorer la qualité de nos services (réactivité, aide à la personne…).

Propos recueillis par Simon Playoult

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exploitant MSA mutualité sociale agricole

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