Actualité
10-07-2020

Une appli pour trouver la bonne interculture en cinq questions

L’interprofession des semences et plants a créé une application pour déterminer la culture intermédiaire qui correspond au mieux aux attentes de l’agriculteur et qui s’adapte dans la rotation.

À l’issue de cinq questions, une sélection de plantes en interculture est présentée aux agriculteurs. © DR

Le Gnis – interprofession des semences et plants – vient de mettre au point une application. Elle permet à l’agriculteur de mieux choisir ses cultures intermédiaires seules ou en mélange.

« Sur cette appli, nous avons sélectionné 25 variétés de plantes que l’agriculteur peut semer en interculture, explique Bruno Osson, technicien développement au Gnis. À partir de cette liste, nous posons cinq questions et en fonction des réponses, l’appli sélectionne trois ou quatre variétés qui répondent aux exigences.« 

Les cinq questions posées sont les suivantes:

1. Quelles sont les cultures présentes dans la rotation ?

Ce peut être des céréales, du lin, des choux, du colza, de betteraves, etc…

2. Quelle est la culture suivante ?

Ainsi, l’appli détermine la date potentielle de semis de l’interculture et détermine le temps de présence de l’interculture sur la parcelle.

3. À quelle date se libère le champ ?

Le but est de connaître les conditions de développement de l’interculture.

4. Quelle est la méthode de destruction ?

Elle peut être mécanique, par le gel, par pâturage ou alors par un labour.

5. Quels sont les intérêts recherchés ?

Certains agriculteurs favorisent la conservation des écosystèmes en implantant des plantes avec des nématodes ou mellifères. D’autres favorisent la protection de la faune sauvage.

Quelques uns choisiront des avantages chimiques avec la fixation ou le piégeage de l’azote, la vitesse de levée, la structure du sol ou encore la couverture de ce dernier afin d’éviter l’érosion.

Certains éleveurs vont vouloir favoriser la qualité des plantes pour s’en servir en tant que fourrages dans la ration de leurs animaux. « Les intercultures peuvent aussi être utilisées en tant que fourrages en culture dérobée, pâturés, ensilés ou encore utilisées pour de l’affouragement en vert« , indique Bruno Osson.

À l’issue de ces cinq questions, une sélection de deux à trois espèces qui répondent aux critères de choix est présentée avec le nom de la famille de l’espèce, la dose prescrite et les caractéristiques de celle-ci.

« L’appli sera bientôt téléchargeable via les plateformes de téléchargement d’applications, annonce Bruno Osson. D’ici là, il est toujours possible de se renseigner directement au Gnis. » 

Lucie Debuire

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gnis interculture

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