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01-09-2020

Champignons : Pleurette fait sa révolution

Rentrée prometteuse pour la start-up La Révolution Champignon, basée à Lomme (59). Pleurette n’est plus. Depuis cette année, elle porte un nouveau nom et a réalisé une levée de fonds en mars dernier. Deux armes non-négligeables pour s’attaquer de front au marché agroalimentaire national.

Des champignons, rien que des champignons… Même la commercialisation d’une espèce ancienne d’endive régionale a été mise entre parenthèse cette année 2020. Le nouveau nom de la start-up (ex-Pleurette, qui reste la marque commerciale) représente bien la ligne stratégique fixée pour cette rentrée. Faire  » La Révolution champignon « , et plutôt trois fois qu’une.

Agroalimentaire bio

Tout d’abord, révolutionner la production. « En valorisant les parties non-commercialisées, comme les pieds de pleurotes, par le biais de l’économie circulaire », précise le co-fondateur Jürgen Engerisser. Ensuite, révolutionner le végétal. En mettant en avant un ingrédient encore peu utilisé par les végétariens, « vertueux pour la planète », avec un faible impact carbone. Enfin, révolutionner le champignon lui-même, en élargissant la gamme de produits transformés : boulettes, tartinade, bolognaise… Le président et directeur Innovation a d’ores et déjà une nouvelle idée de recette en tête : un steack végétal. Il devrait sortir cet automne, saison où les champignons sont rois.

L’entreprise va pouvoir s’appuyer sur les 2,5 millions d’euros de sa première levée de fonds, réalisée en mars auprès d’investisseurs privés issus des secteurs industriel, médical, et agroalimentaire. « Notre objectif est de poursuivre la transformation des produits bruts. Et de les vendre sur tout le territoire, au-delà des Hauts-de-France », explique Jürgen. Les consommateurs peuvent actuellement les trouver dans 200 Biocoop et une quinzaine d’enseignes locales dont BBG et Label Vie. « On vise les grands circuits de distribution bio », affirme-t-il.

Transition

La start-up, installée dans la zone Euralimentaire à Lomme (59), regroupe aujourd’hui 15 salariés. En 2016, ils n’étaient que deux à démarrer la production dans le garage de la grand-mère de Gabrielle Radoux, co-fondatrice avec Jürgen Engerisser. « On allait à la rencontre de nos clients lors de rendez-vous éphémères, dans des restaurants et espaces de co-working. Avec nos box de champignons dans des cartons », se souvient Jürgen. Leurs pratiques « éco-responsables » restent encore leur marque de fabrique, à l’image des champignons bio cultivés sur du marc de café dans des conteneurs maritimes recyclés.

« On veut faire valoir les qualités nutritionnelles et la texture intéressante de cet aliment complexe », qui n’est ni un fruit ni un légume. Un végétal, dit cryptogame cellulaire, constituant un règne à lui tout seul. « Nous fabriquons des produits à base de champignons à destination des flexitariens. Sans soja, sans additif, ni arôme artificiel, ni méthylcellulose « , souligne-t-il. La transition ou « révolution » alimentaire se développe… comme des champignons !

Lauren Muyumba

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Agriculture Agroalimentaire Hauts-de-France

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