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Circuit court. Potager city arrive à Lille

21-03-2019

Actualité

Bien dans ses bottes

Le réseau de distribution lyonnais Potager City a posé ses bottes dans le Nord à la mi-mars 2019. Zoom sur un circuit court déjà bien rodé.

 

Jérémy Colas, codirigeant de Potager City ©DR

Des paniers de fruits et légumes récoltés la veille, le plus localement possible, à retirer chez les petits commerçants du coin : c’est ce que propose Potager City, réseau de distribution en circuit court. L’hôtel Ibis, proche de la gare Lille-Flandres – l’un de ses 60 points de retrait dans la métropole – a accueilli mercredi 13 mars 2019 son cocktail de lancement dans les Hauts-de-France.

Fondé il y a 11 ans par Jérémy Colas et Yoann Alarçon, deux frères lyonnais, le réseau Potager City a peu à peu conquis toutes les régions : Rhône-Alpes, puis Paca, Île-de-France, Sud-Ouest, Bretagne et à présent le Nord avant de compléter prochainement sa couverture de l’Hexagone avec le Grand Est.
Fort d’un réseau de 750 producteurs en France, Potager City en compte pour l’instant 20 dans les Hauts-de-France, ce qui est « peu, comparé à d’autres zones », reconnaît Jérémy Colas, codirigeant de l’entreprise venu faire le VRP. « Nous sommes toujours à la recherche de nouveaux producteurs. »

Un abonnement sans engagement à des paniers de fruits et légumes ultra-frais et les plus locaux possibles… Cela rappelle forcément quelque chose. « Nous fonctionnons un peu comme une Amap, mais en plus flexible, et avec des horaires et des points de retrait adaptés aux contraintes des consommateurs », résume Jérémy Colas. Si l’idée fondatrice de Potager City semble aller de soi en 2019, en 2007 elle était assez novatrice. D’autant que l’entreprise affiche un positionnement radicalement différent de la grande distribution : « Nous ne recherchons pas une apparence lisse, seulement du goût », avance le dirigeant.

« Les tomates grappe, ce n’est pas notre truc »

« En résumé : la tomate grappe bio bien lisse mais sans saveur, ce n’est pas notre truc. Nous préférons vendre des cœurs de bœuf, ou des noires de Crimée, pas forcément bio. » Sur la liste des critères viennent, par ordre d’importance : le goût, la proximité géographique de l’exploitation partenaire, l’engagement dans une démarche d’agriculture raisonnée ou bio. « Le bio est un plus à nos yeux, mais ce n’est pas le premier de nos critères. Certains producteurs ne sont certifiés par aucun label mais cultivent de très bons produits dans le respect des sols. »

Pour s’en assurer, l’équipe de Potager City n’hésite pas à mettre le nez dans les analyses de sols des exploitations partenaires, tâche dévolue à un ingénieur agronome de l’équipe. Autre détail important : « Nous n’avons aucun stock, et donc presque pas de pertes. Cela se répercute sur nos prix. » Plusieurs formats de paniers qui affichent des prix autour de 16,90 €/semaine pour un mélange de fruits et légumes de 4 à 5 kg sont proposés.

Une autre idée de la valorisation

Le partenaire idéal pour Potager City ? « Une exploitation qui embauche une dizaine de salariés », répond Jérémy Colas. Un accord est ensuite trouvé sur un prix qui, le dirigeant l’assure,  sera respecté. Dès lors, plus besoin de se soucier de la commercialisation.
« Nous offrons aux producteurs l’assurance d’être respectés pour leur travail, que nous mettons régulièrement  en avant via des photos ou vidéos sur notre site. En récoltant la veille de la livraison, c’est la certitude que leurs produits seront appréciés à leur juste valeur. » Une autre idée de la « valorisation »…

Lucie De Gusseme

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