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2021, année charnière pour les Jeunes agriculteurs

20-01-2021

Actualité

C’est tout frais

Communication, foncier, environnement, gestion des risques, PAC… En 2021, le syndicat Jeunes agriculteurs va utiliser tous les leviers à sa disposition au service d’un seul objectif : favoriser l’installation et le renouvellement des générations.

VANDAELE Samuel président JA © JA
« Nous voulons mettre les exploitations en mode projet, avoir des entreprises plus résilientes, plus autonomes », affirme Samuel Vandaele, président des Jeunes agriculteurs. © JA

Les Jeunes agriculteurs ont présenté leurs vœux le mardi 19 janvier. Le syndicat a décidé de prendre cette année à bras le corps, et sur tous ses sujets de prédilections. « 2021 sera une année décisive pour l’installation », annonce d’emblée le vice-président Guillaume Cabot.

Les JA veulent peser sur plusieurs sujets dont la préparation de la future PAC, ou encore la réforme foncière. Il faut une « PAC ambitieuse » autour de quatre axes, estiment-ils : le renouvellement des générations, les filières, la gestion des risques et la protection de l’environnement.

Un des principaux enjeux de la PAC pour le syndicat est la définition du « véritable actif agricole », explique le vice-président. Les JA souhaitent aussi « sanctuariser » les 4 % du budget fléchés vers les jeunes agriculteurs européens que ce soit à travers le 1er ou le second pilier. « Ce sont les régions qui vont être autorités de gestion pour la future PAC ». Les JA travaillent déjà avec Régions de France pour anticiper les travaux à venir dans un contexte où « 46 % des agriculteurs ont le droit de prendre leur retraite d’ici 2026 ».

« Susciter des vocations »

Autre thème de travail pour l’année qui commence, le foncier. « C’est un levier énorme, explique Basile Faucheux, vice-président. C’est une des phases de l’installation la plus couteuse ». Certes, la perspective de l’adoption d’une loi foncière avant la fin du quinquennat s’est éloignée, mais « nous travaillons à faire avancer la question sur au moins deux sujets : l’opacité sur les sociétés (la transmission des parts), et le lien avec l’actif », précise Samuel Vandaele, président des JA. « Il faut aussi travailler aux compensations face à l’artificialisation des terres », ajoute Basile Faucheux.

2021 doit également être une année utile pour « susciter des vocations » afin d’attirer des jeunes vers les métiers de l’agriculture, annonce Nicolas Sarthou, vice-président. En l’absence de Salon de l’agriculture, le syndicat réfléchit à des opérations de communication vers le public. Par ailleurs, le plan de relance prévoit 10 millions d’euros pour la communication autour de ces métiers. « Nous travaillons avec le ministère à la construction d’un film, précise Samuel Vandaele. Nous espérons qu’il pourra sortir cette année, et pourquoi pas en mai ou juin, à l’époque des conseils d’orientation pour les jeunes ».

Livre blanc

Par ailleurs, avec ses partenaires de la Fondation Terres Innovantes, le syndicat des JA participe « à la rédaction d’un livre blanc sur l’innovation technique, alimentaire autour de thèmes sur l’environnement, les systèmes de production plus performants, ou encore la relation agriculture et territoire », annonce Samuel Vandaele. Il s’agit de « répondre plus précisément à la convention citoyenne sur l’environnement ». Les JA espèrent pouvoir présenter ce livre blanc avant la fin de ce premier semestre.

Quant à la convention citoyenne, « il y a des choses dedans qui nous semblent intéressantes », constate Basile Faucheux. C’est le cas du stockage du carbone. « Nous avons un rôle à jouer », ajoute Guillaume Cabot qui rappelle que le syndicat JA a rejoint l’association France Carbon Agri « pour porter la voix des Jeunes agriculteurs ». « Le carbone est désormais un élément du projet d’installation du jeune agriculteur. Cela devra être un revenu complémentaire aux autres productions ».

Enfin, sur la gestion des risques, « il faut accompagner au plus près les agriculteurs pour éviter les crises ». Les JA plaident par exemple pour la création de retenues d’eau pour une meilleure gestion de l’eau. Sur l’ensemble de ces sujets « nous voulons mettre les exploitations en mode projet, avoir des entreprises plus résilientes, plus autonomes », conclut Samuel Vandaele.

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