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MSA : Solidement ancrée dans le monde rural

25-05-2023

Actualité

C’est tout frais

À quelques jours de l’assemblée générale, le 2 juin à Wallers-Arenberg, Dominique Vermeulen revient sur les principaux sujets animant la MSA Nord-Pas de Calais qu’il préside depuis 2020.

L’assemblée générale de la MSA se tiendra à Wallers-Arenberg. © L. T.

Au pied de la trouée d’Arenberg, le chevalet se dresse fièrement, coiffant le puits de la mine autrefois exploitée.

Le site de Wallers-Arenberg, entièrement réhabilité, s’apprête à recevoir, vendredi 2 juin, l’assemblée générale de la mutualité sociale agricole (MSA) du Nord-Pas de Calais dont Dominique Vermeulen a pris il y a trois ans la présidence.

« Le premier défi sera de réunir le quorum ! », lance l’agriculteur de Mastaing (59).

Sur les 558 délégués répartis sur les territoires, il s’agira que 25 % émargent ce jour-là, signe de leur attachement à ce type de gouvernance.

Courroies de transmission

« C’est ce qui nous caractérise : nous sommes le deuxième régime de sécurité sociale après le régime général mais le seul où tous les cinq ans, les ressortissants – plus de 210 000 – élisent leurs délégués. »

Désormais, les frontières départementales ont été gommées au profit de lignes territoriales, adaptées aux spécificités locales.

Citons l’Avesnois, la Flandre maritime parmi les huit territoires dessinés par la MSA et au sein desquels sont répartis les nombreux délégués.

« Ils sont les courroies de transmission entre les ressortissants et le conseil d’administration, illustre Dominique Vermeulen. Quand il y a des grains de sable, ils sont l’une des portes d’entrée avec le téléphone, l’accueil sur les territoires et l’action mutualiste. »

Revenons sur l’action de la structure au premier rang de laquelle se place la mission de service public : émettre des cotisations et distribuer des prestations.

« On distribue deux fois plus d’argent qu’on en perçoit », avise Dominique Vermeulen.

Les cotisations émises (maladie, famille, retraite, formation…) représentent 496 millions d’euros tandis que les prestations versées grimpent à 848 millions d’euros.

« La différence vient de la compensation démographique : on est de moins en moins nombreux », résume le président.

Parallèlement, la structure a distribué en 2022 plus de 3,5 millions d’euros via son Comité d’action sanitaire et sociale pour l’aide au répit, l’aide de première urgence, les subventions à des projets de territoires, les colonies de vacances, etc.

3 400 paniers solidaires ont été distribués en partenariats avec la CAF en 2022.

« On s’est fournis chez des producteurs locaux et on a distribué quatre paniers de produits à 850 familles dans l’année », décrit Dominique Vermeulen.

Le troisième volet de son action est l’offre de services, propre à chaque antenne en France, et dont font partie les Marpa (maison d’accueil rural pour personnes âgées).

Lancées dans les années 1980 dans les zones rurales, elles sont près de 200 en France dont dix – « bientôt 11 » – se situent dans le Nord et le Pas-de-Calais.

« Signaler c’est déjà agir »

Si l’action sur les territoires a été « en stand-by » depuis 2020, elle occupe une place importante dans les mots du président.

« Au-delà de notre guichet unique, l’animation, la présence et l’écoute sont nos spécificités. L’ancrage territorial est un besoin fort, insiste-t-il. Des crises, il y en a tous les ans. La MSA a une force de frappe et une présence sur le territoire. Elle a toute sa place pour accompagner le monde rural. »

Le mal-être sera le fil conducteur de l’assemblée générale et le sujet des animations.

« C’est une réalité, justifie le président. Dans le monde rural, on est des taiseux. Pour aider les gens en souffrance, il faut pouvoir les détecter. »

Dominique Vermeulen, président de la MSA Nord-pas-de-Calais.

© D. R.

La création en 2020 d’une cellule transversale « prévention des fragilités » prend toute sa valeur aujourd’hui, souligne l’homme.

47 sentinelles ont déjà été formées pour repérer les hommes et les femmes en difficulté. Une nouvelle formation sera mise en route prochainement.

De retraite en revanche, il ne sera pas question.

« Nous sommes entre deux eaux, situe le président.

La loi Chassaigne de fin 2021 – de revalorisation des pensions de retraite agricole les plus faibles – est derrière. Et il est prématuré de parler de la réforme. Nous sommes en attente des décrets d’application. » 

Louise Tesse

Lire aussi : MSA : La vitale prévention des risques électriques

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