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La Flandre mise sur la pomme de terre

06-12-2021

Actualité

Politique-syndicalisme

Lors de son assemblée générale annuelle, la coopérative La Flandre a présenté ses résultats, adossés au groupe Noriap. Elle a également renouvelé son ambition de développer les marchés de la pomme de terre.

Pierre-Benoît Decool, chef de région La Flandre, Damien François, directeur général du groupe Noriap, Alexandre Rivenet, président de La Flandre, et Jean-François Gaffet, président du groupe Noriap. © LD

La volonté de développer la filière pommes de terre au sein de la coopérative est palpable. Preuve en est avec les investissements réalisés lors de la dernière campagne. Tout d’abord, avec le rachat du négoce Ledein, La Flandre a acquis un fonds de commerce sur le marché du frais de la pomme de terre. Clientèle qu’elle compte développer grâce à l’embauche d’un technicien supplémentaire spécialisé dans cette culture. « Nous avons également obtenu un permis de construire d’un nouveau bâtiment de stockage de pommes de terre à Socx, annonce Pierre-Benoît Decool, chef de région La Flandre. Opérationnel d’ici la prochaine récolte, il permettra de recevoir et stocker les tubercules dans des frigos et de les conditionner si elles sont à destination du frais. » L’objectif est de vendre entre 10 000 et 15 000 tonnes de pommes de terre sur le marché du frais et environ 50 000 aux industriels.

Des services à la pelle

La Flandre a également proposé une prestation de services pour l’arrachage de ses pommes de terre, via la société CABC et de thermonébulisation pour le stockage. Environ 300 000 tonnes en ont bénéficié. D’autres services sont à disposition des adhérents tels que l’évolution du pack de services Presta, l’accompagnement financier à l’installation de jeunes agriculteurs et offres de découvertes d’OAD. « D’autres projets sont à venir », assure le chef de région.

Labellisation accompagnée

Avec la réforme de la PAC et l’arrivée des écorégimes, la labellisation des exploitations va devenir un sujet prépondérant. « Pour accéder à ces écorégimes, les exploitations devront obtenir soit un label bio, soit HVE niveau 2 ou un label Bas carbone, explique Nathalie Ternois, responsable marketing au groupe Noriap. Pour accompagner aux mieux les agriculteurs, une chargée de mission est à leur disposition. » Même chose pour le diagnostic afin d’obtenir le label Bas carbone. Pour rappel, avec cette certification, l’agriculteur peut vendre sur un marché spécifique les économies de carbone qu’il réalise sur son exploitation. « Cela permet de financer les efforts. »

Ces services ont pour objectif d’ « apporter de la résilience aux exploitations, conclut Jean-François Gaffet, président du groupe Noriap. En développant la filière pommes de terre et en proposant de plus en plus d’outils d’aide à la décision, nous voulons apporter des solutions à nos adhérents. » Malgré une baisse du chiffre d’affaires en intrants due à la loi de séparation entre la vente et le conseil et la filière œufs du groupe qui dévisse, « Noriap s’engage à n’abandonner ni ses producteurs, ni ses filières aussi diverses et valorisantes soient-ils. »

Lucie Debuire

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