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Déchets. Un plan régional pour faire maigrir nos poubelles

02-01-2020

Actualité

Hors-champ

Il y a urgence, ça chauffe ! Dans le contexte d’épuisement des ressources et de réchauffement climatique, toutes les régions doivent désormais mettre leur nez dans leurs poubelles. Celle des Hauts-de-France a voté son plan régional de prévention et de gestion des déchets.

À problème global, réponse régionale : pour tenter d’endiguer les montagnes de déchets que nous produisons chaque jour, les Régions ont désormais un rôle de planification en la matière. La loi NOTRe impose ainsi aux instances régionales de piloter une vision d’ensemble de la production et de la gestion des déchets.

Après une phase (légale) d’enquête publique de septembre à octobre 2019, le PRGD, pour Plan régional de prévention et de gestion des déchets, a été voté en séance plénière le 13 décembre 2019. Ses mots clés : prévention et évitement (car le meilleur des déchets est celui qui n’existe pas encore…). Sous forme de grands principes, le plan se fixe des objectifs qui restent à concrétiser. L’économie circulaire sera au centre du système.

Les déchets ménagers

Le plan vise à réduire la production de déchets ménagers par étapes successives de 74 kg/habitant en 2020 (- 10 %), de 78 kg/an/hab en 2025, et de 83 kg/an/hab en 2031 par rapport à 2010 (la poubelle moyenne des habitants des Hauts-de-France s’élevait à 604 kilos par an en 2015).

Les leviers : lutter contre toute forme de gaspillage, notamment alimentaire, promouvoir la réutilisation, la réparation et généraliser le compostage.

Pour montrer l’exemple, la Région insiste auprès des acteurs publics : mairies, écoles, départements vont devoir faire des efforts et surtout le faire savoir ! Mais comme les bonnes volontés ne suffisent pas toujours, la tarification incitative pour les charges des ordures ménagères sera développée. En gros : plus on jette, plus on paye. Rude mais efficace.

BTP, vaste chantier

Faire des verres avec ses pots de yaourt, c’est très bien, mais le tri et le réemploi ne doivent pas se cantonner à la cuisine. C’est en tout cas ce que précise le rapport. Réutiliser les matériaux déconstruits ou excavés doit être une priorité dans le bâtiment. Par exemple, un ancien bâtiment peut devenir un parking …

« Il n’y a pas de solution miracle contre les dépôts sauvages mais nous allons lancer une lutte coordonnée : établir un état des lieux, mieux outiller les élus et accompagner les professionnels du bâtiments et autoentrepreneurs ».

Aurore Colson, conseillère régionale déléguée à l’économie circulaire

L’éco-conception devra désormais être au cœur des stratégies de construction. La Région entend booster des « filières d’excellence » pour faire du neuf avec du vieux. Les plastiques, les terres rares et métaux stratégiques, les sédiments, les textiles, les biodéchets et les matériaux issus du BTP devront être mieux valorisés.

Biodéchets

Le déchet vert est une véritable ressource qui s’ignore encore trop… Chaque jour, nos épluchures partent à la poubelle. Un gâchis qui doit à tout prix être stoppé. Dans son plan, la région envisage de mettre en place des systèmes mieux adaptés aux typologies d’habitats pour favoriser le compostage individuel ou collectif. Des plans d’accompagnement et de sensibilisation seront proposés.

Dans le cadre des entreprises et des activités agricoles, la collecte et le traitement des biodéchets devront être davantage structurés. La valorisation du biodéchet est désormais pensée comme une filière intégrant les différents producteurs : boues, déchets verts, effluents agricoles, biodéchets du commerce alimentaire, de la restauration collective et commerciale, de l’industrie agroalimentaire…

Contre les dépôts sauvages

Pendant la séance plénière, les élus ont insisté sur la mention spéciale, ajoutée au plan régional pour lutter contre les dépôts sauvages. Un élément revenu de très nombreuses fois dans le rapport préalable.

« Il n’y a pas de solution miracle, assume Aurore Colson, conseillère régionale déléguée à l’économie circulaire, mais nous allons lancer une lutte coordonnée : établir un état des lieux, mieux outiller les élus et accompagner les professionnels du bâtiments et autoentrepreneurs ».

Agathe Villemagne

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