Reportage photo
04-01-2019

Voyage au pays du compost

Que deviennent vos déchets verts une fois emmenés par le camion ? Reportage au cœur de l’unité de valorisation organique du Symevad, le centre de valorisation du Douaisis, d’Hénin-Carvin et des communauté de communes d’Osartis-Marquion. Celle-ci dispose d’une capacité annuelle de traitement de 32 000 tonnes de déchets. Une production majoritairement destinée à servir d’engrais à l’agriculture locale.

Le centre de compostage s’étend sur 4,7 ha le long de la route de Quiéry, à Vitry-en-Artois, sur le site d’une ancienne piste d’aviation allemande.
Le centre de compostage du Symevad s’étend sur 4,7 ha le long de la route de Quiéry, à Vitry-en-Artois, sur le site d’une ancienne piste d’aviation allemande. ©Audacioza
Symevad centre valorisation déchets verts compost
Interdit aux particuliers, le centre de compostage du Symevad reçoit ses déchets directement du camion benne ou des entreprises de paysagisme. ©Audacioza
symevad compost déchets verts
Un broyeur électrique muni de deux rotors grignote le tas pour brasser les différents types de déchets verts entre eux et éviter ainsi la formation d’odeurs. Ici Anne-Gaëlle Clabaut, directrice d’agence Veolia du bassin minier. ©LDG
Un broyeur électrique muni de deux rotors grignote le tas pour brasser les différents types de déchets verts entre eux et éviter ainsi la formation d’odeurs
En travaillant, les bactéries dégagent de la chaleur qui fait
monter la température à l’intérieur d’un tas de déchets à 80 °C. Le tas reste dans la travée durant 21 jours. « En 21 jours, nous arrivons à reproduire un processus qui dans
la nature prendrait de six mois à un an et ne serait pas homogène, donc pas utilisable en agriculture »
, explique Anne-Gaëlle Clabaut. ©Audacioza
Les travées sont munies de buses au sol diffusant de l’air pour assurer la circulation de l’air et éviter la création de bactéries anaérobies qui dégageraient des odeurs.
Les travées sont munies de buses au sol diffusant de l’air pour assurer la circulation de l’air et éviter la création de bactéries anaérobies qui dégageraient des odeurs. ©LDG
Un broyeur électrique muni de deux rotors grignote le tas pour brasser les différents types de déchets verts entre eux et éviter ainsi la formation d’odeurs.
Passage au crible. La trémie et les différents tapis séparent les déchets en fonction de leur diamètre.©Audacioza
Un retourneur joue le rôle des vers de terre en retournant le tas de déchets.
Un retourneur joue le rôle des vers de terre en retournant le tas de déchets. ©LDG
Le compost est ensuite vendu comme un produit restructurant pour les sols, à environ 6 € la tonne.
Le compost est ensuite vendu comme un produit restructurant pour les sols, à environ 6 € la tonne. ©LDG

Lucie De Gusseme

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déchets engrais productions végétales Santé animale

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