Actualité
21-07-2020

Nouvelle alerte à la jussie dans le marais audomarois

Début juillet 2020, des techniciens d’Eden62 ont découvert deux nouvelles stations de jussie rampante dans le marais audomarois. À quelques centaines de mètres du premier foyer connu à Clairmarais.

jussie
La jussie est une plante très envahissante qui peut doubler de volume en deux semaines. © Parc naturel des caps et marais d’Opale

La jussie est une plante aquatique originaire d’Amérique du sud, très envahissante. En deux semaines, elle peut doubler de volume. Et en six mois, un morceau de quelques centimètres de long peut déjà étendre ses long rhizomes flottants sur plus de 13 mètres de long.

Au fil de son extension, cette plante prive la faune et la flore aquatique présentes en dessous de lumière et d’oxygène. Faisant disparaître jusqu’à toute vie aquatique. Une catastrophe pour tout un écosystème mais aussi pour l’économie. Car la navigation peut vite devenir impossible.

« Découverte inquiétante »

C’est « une découverte inquiétante et décevante pour le Parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale qui mène depuis trois ans un programme de lutte contre la propagation de cette plante aquatique en organisant deux fois par an des opérations d’arrachage manuel ainsi qu’une surveillance accrue des rivières et fossés », explique le parc dans un communiqué de presse. 

« C’est un véritable cri d’alerte qu’il faut lancer à l’ensemble des usagers du marais, déclare Luc Barbier, chargé de mission marais audomarois au Parc naturel. Il faut mobiliser tous les habitants, tous les propriétaires, tous les promeneurs à garder l’œil ouvert sur leurs fossés et rivières et informer le Parc en cas de découverte ou de suspicion car cette plante double son volume tous les 15 jours et représente un danger pour la biodiversité du marais, les activités économiques et de loisirs. »

Reconnaître la jussie

« C’est une vigilance de tous ceux qui parcourent les cours d’eau et de chaque instant à avoir. Plus le message sera diffusé, plus on aura des chances d’arrêter la propagation », poursuit Mathieu Lorthiois, chargé d’études préservation du patrimoine au parc naturel.

La plante peut se présenter sous deux formes différentes. La première avec des tiges flottantes pouvant atteindre plusieurs mètres et sur lesquelles se trouvent des feuilles rondes (à ne pas confondre avec la grenouillette, aussi appelée petit nénuphar, plante flottante et traditionnelle du marais). L’autre forme est une tige plutôt dressée avec des feuilles ovales et des fleurs jaunes. Dans les deux cas, il s’agit bien de la jussie.

Si vous pensez avoir repéré cette envahisseuse, prenez contact avec Mathieu Lorthiois du Parc naturel régional au 03 21 11 07 27. Dans tous les cas, n’arrachez pas la plante et ne faites pas de boutures même à des fins de détermination : prenez une photo et envoyez-la à : mlorthiois@parc-opale.fr.

Plus d’informations sur le sujet dans notre édition papier du 31 juillet 2020.

Claire Duhar

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environnement marais audomarois parc naturel

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