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Groupama : rencontre avec le président de la caisse locale Lille-Weppama

18-08-2022

Actualité

Les rencontres

Jean-Marie Mille est président de la caisse locale Lille-Weppama de Groupama. Un rôle qui lui tient à cœur.

Jean-Marie Mille © E.P.

À 64 ans, Jean-Marie Mille, grand-père de six petits-enfants, va enfin pouvoir leur consacrer tout son temps. Après 27 ans de bons et loyaux service à Groupama en tant qu’administrateur, puis président de la caisse locale Lille-Weppama et président de la commission institutionnelle nord-est, il est temps de dire au revoir. Retour sur son parcours.

Comment êtes-vous devenu administrateur puis président de la caisse locale Lille-Weppama ?

Une chose à savoir c’est que je suis issu du monde agricole : mes grands-parents puis mes parents étaient agriculteurs. C’est logiquement que je me suis installé en tant que maraîcher à Ennetières-en-Weppe (moitié maraîchage classique et moitié grandes cultures) en 1984 (retraité depuis 2018).

Il se trouve que j’étais sociétaire Groupama et c’est en participant à des assemblées générales qu’en 1995 on m’a proposé de devenir administrateur au conseil d’administration (CA) de la caisse locale Lille-Weppama. En 2003, j’en suis devenu le vice-président puis le président en 2009. Aujourd’hui la caisse compte environ 3 200 sociétaires, dont 248 agriculteurs.

En quoi consiste ce rôle ?

Il y a 27 caisses locales dans le département du Nord (sur les 2 700 caisses locales réparties sur tout le territoire français). En tant que président, je dois animer et organiser les réunions du conseil d’administration (CA ) une fois par trimestre, prévoir des actions de prévention, assister aux salons et également assister aux réunions départementales (tous les deux mois).

On joue aussi le rôle de relais entre les sociétaires et les commerciaux. On est un maillon dans la chaîne. Il y a un vrai travail de terrain également, en allant sur les exploitations pour expliquer et surtout accompagner, notamment en cas de sinistre, pour montrer aux exploitants qu’ils ne sont pas seuls.

Avoir la double casquette, exploitant et administrateur/président a-t-il été compliqué à gérer ?

En termes d’organisation c’est sûr que pour l’exploitation je devais bien gérer les livraisons et les choses à faire pour que tout soit compatible. La plupart des réunions sont en journée… Il faut bien comprendre qu’on fait ça sur notre temps libre, bénévolement.

Ensuite, vis-à-vis de mes confrères ça n’a jamais vraiment créé de difficulté. Ils m’appellent quand il y a un souci et j’essaye de régler leur problème en faisant remonter et généralement ça se passe toujours bien.

Pour apprendre à faire tout ça, on a deux formations par an minimum. Ce sont des formations qui peuvent durer parfois deux jours ! On est formé sur comment animer un CA, le fonctionnement de Groupama, de la géopolitique…

Que vous a apporté le fait d’être de « l’autre côté de la barrière » ?

De l’ouverture d’esprit. Dans les CA, il n’y a pas que des agriculteurs mais aussi des particuliers, des professionnels… Ça m’a fait comprendre que certes, les agriculteurs nous avons beaucoup de contraintes réglementaires, sur les prix… mais on a aussi une certaine liberté. On gère notre exploitation comme on l’entend. Si on se compare à des salariés par exemple, c’est autre chose.

J’ai aussi réalisé que Groupama, les assureurs en général, ont un rôle compliqué quand il y a des sinistres. Ce ne sont pas eux qui décident de l’indemnisation mais des experts indépendants, que les exploitants ne voient jamais d’ailleurs. C’est ce qui peut créer la tension vis-à-vis de l’assureur car c’est à lui qu’on paye des cotisations. Le système de solidarité assurantiel n’est pas facile à accepter, surtout quand on est victime d’un sinistre. Tout ça, je l’explique aux sociétaires, mais ce n’est pas toujours simple. Parfois il faut temporiser…

Recommanderiez-vous à un sociétaire de s’engager comme vous l’avez fait ?

Oui sans hésiter ! Je n’ai jamais regretté mon engagement. C’est de plus en plus difficile de recruter parmi les sociétaires… J’ai l’impression que les gens se sentent de moins en moins concernés. Mais je les encourage car, personnellement, cela m’a permis d’apprendre beaucoup et de m’évader, sortir un peu de mes salades.  

Jean-Marie Mille en quatre dates

1984. Il s’installe à Ennetières-en-Weppe en tant que maraîcher.

1995. Il devient administrateur à la caisse locale Lille-Weppama.

2009. Il devient président de la caisse locale Lille-Weppama.

2011. Il devient président de la commission institutionnelle Nord-Est sur le département du Nord.

Propos Recueillis Par Eglantine Puel

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