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Agriculture de conservation: les chantiers qui attendent le nouveau président de l’Apad

06-02-2019

Actualité

Culture

La passation de pouvoir entre le nouveau président de l’Association pour la promotion d’une agriculture durable (Apad), François Mandin, et son prédécesseur Benoît Lavier a eu lieu pendant le congrès de l’association, le 5 février 2019, à l’Institut de Genech (59).


Agriculteur en Vendée, dans le marais poitevin, François Mandin est le nouveau président de l’Association pour la promotion d’une agriculture durable (Apad). Il succède à Benoit Lavier, dont il était vice-président depuis 2016.

Installé en Gaec depuis 1987, François Landin pratique le sans labour depuis 20 ans et l’agriculture de conservation des sols depuis 10 ans sur une exploitation de 220 hectares en polyculture. « Ma priorité est de faire reconnaitre l’agriculture de conservation des sols comme une agriculture durable auprès des professionnels et du grand public », a-t-il indiqué lors de sa passation de pouvoirs, à l’Institut de Genech, dans le Nord.

Sécuriser un système agricole innovant

« Des chantiers importants sont à mener pour sécuriser techniquement ce système agricole, dans un contexte tendu concernant les outils à disposition des agriculteurs. Nous devons aussi veiller à la juste rémunération de la valeur ajoutée créée par les agriculteurs, que ce soit sur les produits ou sur les services rendus, ce qui passera par des partenariats équilibrés dans lesquels les agriculteurs doivent jouer un rôle bien particulier », estime le nouveau président qui compte s’appuyer sur les valeurs fondamentales de l’association – « réalités de terrain, autonomie des agriculteurs, projets collectifs » – pour y parvenir.

Travail sur la valorisation des nouvelles pratiques

Il souhaite par ailleurs travailler sur la « valorisation », via la création d’une marque dans les prochains mois. Un groupe de travail a par ailleurs été constitué sous l’égide du ministère de l’Agriculture, afin de créer des « indicateurs de résultat » adaptés à l’agriculture de conservation, pour la mise de place de paiements pour services environnementaux (PSE), dans le cadre de la future PAC.

Il a également notifié son intention de travailler « avec les instituts techniques », sur la question du désherbage, pour identifier les « situations d’impasse ».

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