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29-07-2020

Les régions se mobilisent pour soutenir la filière betterave

Les régions Hauts-de-France, Grand-Est, Normandie et Île-de-France ont annoncé leur soutien à la filière betteravière lors d’une conférence de presse le 29 juillet.

La perte financière liée à la jaunisse est estimée à 100 millions d’euros pour les producteurs. @ DR

Les vice-présidents en charge de l’agriculture des régions Hauts-de-France, Grand-Est, Normandie et Île-de-France ont organisé une conférence de presse commune le 29 juillet.

Ils ont souhaité réagir aux propos du ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie sur la filière betterave. En effet, lors de la session du 28 juillet à l’Assemblée nationale, le sujet de la jaunisse de la betterave et de l’interdiction de l’utilisation des néonicotinoïdes est revenu sur le tapis.

Le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie a alors affirmé son soutien à la filière. « Nous avons un double choix : changer la loi ou mettre énormément de soutien financier. C’est ce sur quoi nous travaillons avec le Premier ministre« , assure-t-il.

Échos en région

En écho à ces propos, les vice-présidents en charge de l’agriculture des régions Hauts-de-France, Normandie, Grand-Est et Île-de-France se sont donc exprimés pour apporter leur soutien à la filière.

« La situation est dramatique, annonce Marie-Sophie Lesne, vice-présidente en charge de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la bioéconomie des Hauts-de-France. 80 % des surfaces sont touchées par la jaunisse en Picardie. Si le Nord-Pas de Calais reste protégé, ce n’est qu’une question de temps. »

Tous sont d’accord, il ne faut pas laisser tomber cette filière, et chacun y va de ses chiffres : la perte est estimée à 100 millions d’euros pour les producteurs, 80 % des exploitations françaises sont touchées…

Pour Marie-Sophie Lesne, « il faut dans un premier temps apporter un soutien financier à la filière et, ensuite, utiliser une dérogation afin de pouvoir utiliser les néonicotinoïdes lors des prochaines campagnes. »

Cette dérogation n’a pas pour objectif d’être pérenne mais d’apporter un souffle à la filière qui ne dispose pas d’alternative pour le moment.

Lire aussi : Qui est Julien Denormandie, le nouveau ministre de l’Agriculture ?

Besoin de temps

« Le temps politique n’est pas le même que le temps agronomique, rappelle la vice-présidente. Il faut prendre le temps de mener des recherches pour s’affranchir de cette molécule qui pose problème et créer de nouvelles variétés. Nous avons besoin de courage politique, ce n’est qu’un arrêté, ce n’est pas compliqué de le changer.« 

Franck Sander, président de la CGB, confédération générale des planteurs de betteraves, a rappelé que « le monde agricole est prêt à faire des efforts, qu’il est bien conscient du risque et travaille à le limiter mais que pour cela, les planteurs de betteraves ont besoin de temps.« 

Lucie Debuire

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