
C’est officiel. L’usine de surgélation de légumes Trinature, implantée à Blaringhem (59), est en activité depuis un mois. Pour découvrir le ventre de l’entreprise, une visite virtuelle à la salle des fêtes de la commune – conditions sanitaires obligent -, a été organisée mercredi 8 décembre. Devant la trentaine d’agriculteurs présents, l’usine a notamment communiqué sur les principales surfaces recherchées en agriculture biologique.
« Pour l’instant, nous débutons avec la surgélation des carottes », expose Thomas Raoul, représentant du service agronomique de la société FRDP (France recherche et développement), cocréatrice de l’usine Trinature. Cette dernière est née, en 2019, de la réunion de trois entreprises devant un marché de la surgélation en plein essor : FRDP à Avignon (Vaucluse), Agrifreez située à Esquelbecq (59) et enfin la société Crop’s à Wielsbeke (Belgique). Depuis le mois de novembre, Trinature débute les opérations. «Nous faisons une rotation selon les semaines et nous surgelons également du brocoli, des pommes de terre, du panais, du céleri, des oignons ou encore des navets», détaille Thomas Raoul.
Devant les photos de l’usine qui défilent sur le diaporama, le responsable commente : « Vous avez la station de lavage destinée aux racines, deux bacs de réception, la salle de triage avec notamment un trieur optique, une station d’épuration car nos eaux sont nettoyées avant d’être rejetées… » De quoi nourrir l’envie, pour les exploitants agricoles présents, de voir une partie de leur culture transformée au sein de l’entreprise. Car Trinature est à la recherche de nouveaux légumes pour étoffer sa gamme. « Nous avons des besoins en cultures d’épinards, de petits pois, de haricots verts et de choux-fleurs dans la région des Hauts-de-France », détaille Thomas Raoul.
FRDP souhaite mener à bien des contrats avec les agriculteurs à la fois pour les besoins du site de Trinature tournés vers la commercialisation des légumes en grande distribution. Mais aussi pour l’entreprise Campo Verde, située en Espagne, dont elle est actionnaire, à destination de « la marque Bioregard vendue en B to B dans les magasins bio ». Concernant l’organisation, les récoltes seront assurées par une entreprise indépendante qui travaille pour le compte de la FRDP ou du producteur concerné.
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par Hélène Grafeuille
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