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Le bien-être animal a aussi sa carte

23-05-2019

Actualité

Élevage

Lancé par un éleveur sarthois, le site bienetre-elevage recense les initiatives d’éleveurs en faveur du bien-être de leurs bêtes. Sept élevages du Nord et du Pas de Calais y figurent. Serez-vous les prochains ?

Sur un fond vert kaki, il déploie ses pictogrammes animaliers du Nord au Sud et d’Est en Ouest. Des vaches surtout, mais aussi des cochons, poules, moutons et même un cheval. Le site www.bienetre-elevage.fr entend mettre en lumière les initiatives d’éleveurs français pour améliorer le bien-être de leurs animaux.

« On y participe tous chez nous, dans notre travail quotidien, explique son fondateur, l’éleveur Étienne Fourmont. Paillage des logettes, charte des bonnes pratiques d’élevage, ventilation contrôlée… Quelque chose qui paraît banal pour nous ne l’est pas forcément pour les autres. Nous devons l’afficher ! »

Youtubeur à ses heures, l’agriculteur sarthois, membre des France Agri Twittos, a lancé son site juste avant le dernier Salon de l’agriculture. « J’avais vu la carte de Greenpeace sur les élevages “industriels” quelques semaines auparavant, confie-t-il. Ça me chatouillait de leur répondre sur le même mode. » Sans compter que David Forge, un autre agriculteur-youtubeur bien connu du Web, avait créé le buzz l’été précédent avec sa plateforme Moissonneuse.fr, qui visait à ouvrir les cabines des engins agricoles aux curieux. « Je voulais faire de même pour l’élevage. »

capture écran site bien-être élevage Terres et Territoires
Capture d’écran du site www.bienetre-elevage.fr

La peur de s’afficher

Quinze jours avant l’événement, il crée donc son site sur la plateforme e-monsite.com, sur lequel il intègre une carte Google Maps et envoie un mail aux amis pour susciter les premières inscriptions. Présentée sur le salon à l’occasion d’un Tweet Apéro avec ses comparses de France Agri Twittos, le 28 mars, l’initiative recueille le soutien de la part de nombreux éleveurs.
« Même si on sent bien leur appréhension à s’afficher, reconnaît Étienne Fourmont. J’ai donc laissé, à ceux qui hésitent à mettre leur adresse exacte, la possibilité de ne renseigner que leur commune. » Chaque inscrit peut également choisir de notifier s’il est prêt à ouvrir sa ferme et peut afficher quelques photos de son exploitation. « Paillage des logettes, charte des bonnes pratiques d’élevage, ventilation contrôlée… Nous devons l’afficher ! »

etienne-fourmont
Étienne Fourmont
éleveur dans la Sarthe et fondateur de bienetre-elevage.fr © DR

Couper l’herbe sous le pied

« Pourfendeur de végans » sur les réseaux sociaux où il communique abondamment (Facebook, Twitter, Instagram et Youtube), Étienne Fourmont l’avoue avec humour : « Le but est aussi de leur couper l’herbe sous le pied ! »

Bienetre-elevage.fr lui a valu une invitation sur France 5 dans l’émission La quotidienne. Une tribune loin d’être anodine sur une chaîne  préoccupée par les sujets de consommation. « Après mon passage, certains m’ont attaqué sur les réseaux sociaux en affirmant qu’ils avaient pu créer des comptes de fausses exploitations sur mon site. Je vais peut-être vérifier chaque nouvelle inscription… Il faut que j’y remédie. »

Aujourd’hui, sept élevages du Nord et du Pas de Calais – une dizaine dans les Hauts-de-France – sont enregistrés sur le site. Parmi eux, Sébastien Delva, éleveur du Cambraisis et membre des France Agri Twittos. Il salue l’initiative qui « contribue à donner une bonne image de la profession ». Simple, l’enregistrement prend quelques minutes.

À l’heure où la profession ne cesse d’exhorter ses membres à communiquer sur leur activité, voilà  un geste simple qui peut porter ses fruits… jusque dans l’opinion publique.

Lucie De Gusseme

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