Votre météo par ville

Agrijobbing.com, les contrats zéro tracas

22-06-2020

Actualité

Terre à terre

Le start-uper belge Xavier Bourgeois vient de lancer en France le site Agrijobbing.com. Dédié au monde agricole, il permet de rédiger et de signer facilement des contrats d’intérim en ligne.

Xavier Bourgeois
Le start-uper belge Xavier Bourgeois vient de lancer en France le site Agrijobbing.com, dédié au monde agricole. ©DR

Hé hi, hé ho… Quel employeur n’a jamais rêvé que ses intérimaires prennent leur poste aussi simplement que les sept nains s’en vont au boulot ?

Au pôle Agrotech de Willems (59) depuis l’automne 2019, Xavier Bourgeois a peut-être trouvé une solution : agrijobbing.com, une plateforme web pour rédiger des contrats d’intérim facilement, destinée aux employeurs agricoles et à leurs aidants occasionnels.

« Besoin personnel »

« L’idée est née de mon propre besoin, raconte, volubile, ce neveu d’un agriculteur belge à l’accent wallon. J’ai un ami qui cultive des patates, mais quand je veux lui prêter main-forte quelques jours, à chaque fois c’est toute une histoire… C’est extrêmement compliqué d’employer les gens pour un jour ou deux. C’est un vrai frein à l’embauche en agriculture… Beaucoup finissent par avoir recours à de la main-d’œuvre non déclarée. Or c’est dangereux, il y a de plus en plus de contrôles… »

En septembre dernier, ce salarié d’une société d’expérimentation agricole des Hauts-de-France (où il manage les équipes d’Allemagne, d’Angleterre, de Belgique, d’Autriche et de République tchèque), a une idée : une plateforme de rencontres et d’échanges entre employeurs agricoles et salariés disponibles, assortie d’un service de préparation de contrats d’intérim « faciles et pas chers, adaptés au monde agricole ».

Mais le Covid-19 passe par là et retarde le lancement de son projet. « L’emploi agricole a fait la une de l’actualité pendant le confinement, mais je n’avais pas envie de surfer sur cette vague… », confie l’entrepreneur, qui modifie la formule de son site web.

Au lieu de mettre en contact employeurs et employés potentiels  – comme le fait la plateforme soutenue par le gouvernement français Des bras pour ton assiette –, il ne sera d’abord qu’un service d’établissement de contrats d’intérim en ligne. « C’est ma façon de soutenir l’initiative gouvernementale du pays où mon entreprise est incubée. »

Des contrats pour tous

Le principe d’Agrijobbing est simple : une première inscription sur le site au moins 48 heures avant la première journée de travail effective. L’employeur renseigne les informations le concernant, puis est rappelé par les services d’Agrijobbing pour préciser oralement le reste : nom et coordonnées de la personne embauchée, tâche à accomplir (cueillette d’asperges, conduite d’engins…)… Un contrat est ensuite édité puis signé en ligne.

« Une fois inscrit, on peut faire ses contrats le matin pour l’après-midi même, voire cinq minutes avant de commencer la tâche en question, assure Xavier Bourgeois. Jusqu’ici, à part le Tesa accessible uniquement aux personnes déjà à la MSA, il n’y avait pas vraiment de solution accessible à tous pour l’emploi d’intérimaires et d’aidants hors cadre familial en agriculture. Avec Agrijobbing, vous employez qui vous voulez. »

« Les start-up sont souvent trop éloignées du monde agricole. Moi, j’ai un pied dans les deux. »

Xavier Bourgeois, fondateur du site Agrijobbing.com

1,75 % de commission

Autre argument de Xavier Borgeois : « Les agences d’intérim se rémunèrent via un coefficient qui vient multiplier le salaire brut horaire et inclut les charges sociales, le pécule de vacances ainsi que toutes les autres charges liées à l’emploi. En général, il se situe entre 1,9 et 2 %. Le mien est de 1,75 %. C’est l’un des plus bas. Mon but n’est pas d’en vivre. La facture, qui comprendra donc le salaire brut et les charges, est déductible. Ce qui correspond à un coût réel identique à un paiement de la main à la main. »

À la différence des autres agences d’intérim, Agrijobbing ne propose pas de trouver le candidat idéal. Mais de simplifier la vie de l’employeur qui a déjà trouvé son salarié. Pour proposer son service, l’entrepreneur a noué un partenariat avec une agence d’intérim lyonnaise, dirigée par Stéphanie Carpentier, fille d’agriculteurs. « Pour un agriculteur qui n’a jamais employé personne, la première fois est toujours un cap… J’espère pouvoir les aider à le passer », confie Xavier Bourgeois.

Le “Tinder du tracteur”

« D’une façon générale, les start-up sont trop éloignées du monde agricole, reconnaît cet ancien vice-président des Jeunes agriculteurs belges de 2004 à 2009 qui ne craint pas de mettre les pieds dans le plat. Moi, j’ai un pied dans les deux. »

Une capacité à trouver les bons mots qu’il a déployée pour annoncer l’arrivée prochaine de son service de mise en relation intérimaires-employeurs, sobrement baptisée « le Tinder du tracteur ». Nous voilà prévenus.

Lucie De Gusseme

Facebook Twitter LinkedIn Google Email
Noël autrement (4/4). De garde avec les soignants
À l'approche de Noël, nous sommes allés à la rencontre de personnes qui célèbrent cette fête de manière différe [...]
Lire la suite ...

Noël autrement (3/4). Une fête aux accents d’ailleurs
À l'approche de Noël, nous sommes allés à la rencontre de personnes qui célèbrent cette fête de manière différe [...]
Lire la suite ...

Émilie roibet, itinéraire d’une reconversion bien pensée
Architecte paysagiste de formation, Émilie Roibet a quitté ses bureaux lillois pour créer sa ferme florale "À l'ombr [...]
Lire la suite ...

Une Cuma qui a le sens de l’accueil
Localisée à Bois-Bernard, la Cuma " L'accueillante " est confrontée aux départs en retraite de ses membres, souvent [...]
Lire la suite ...

DOSSIER ÉNERGIE. À la centrale de Lens, le bois devient énergies
Unique dans la région, par son genre et sa taille, la centrale de cogénération de Lens produit à la fois de l'élect [...]
Lire la suite ...

Inondations : après la pluie, se reconstruire
Une semaine après les premières crues, le Pas-de-Calais tente d'émerger peu à peu, malgré la menace de nouvelles in [...]
Lire la suite ...

Inondations : 50 millions d’euros pour les collectivités sinistrées
Le chef de l'État en déplacement à Saint-Omer et à Blendecques, le mardi 14 novembre, a annoncé un plan d'aide pou [...]
Lire la suite ...

À la ferme du Major, “on crée de l’énergie”
La ferme d'insertion du Major, à Raismes, emploie 40 hommes et femmes éloignés de l'emploi pour leur permettre, en ac [...]
Lire la suite ...

Jean-Marie Vanlerenberghe : « L’attentat à Arras a souligné les failles du dispositif »
Ancien maire d'Arras et doyen du Sénat, Jean-Marie Vanlerenberghe réclame « une réponse ferme » mais dans le resp [...]
Lire la suite ...

Changer de goût et agir pour le futur
Plus saine, plus durable, plus accessible, l'alimentation de demain doit répondre à d'innombrables défis. À l'occasi [...]
Lire la suite ...

Retour sur la première édition du championnat international de la frite
Le premier championnat international de la frite s'est déroulé à Arras le samedi 7 octobre 2023. Soleil et ambiance [...]
Lire la suite ...

Jean-Paul Dambrine, le patron sensas’
Il est l'icône de la frite nordiste. À 75 ans, Jean-Paul Dambrine, fondateur des friteries Sensas et président du jur [...]
Lire la suite ...

Quatre lycéennes d’Anchin à la conquête de l’Andalousie
Iris, Angèle, Louise et Eulalie, lycéennes à l'Institut d'Anchin, ont passé trois semaines caniculaires près de Sé [...]
Lire la suite ...

Élections sénatoriales : dans le Nord, plusieurs nuances de rose, plusieurs nuances de bleu : l’éparpillement façon puzzle
Avec 11 sièges à pourvoir, c’est le département à renouveler le plus grand nombre de sièges derrière Paris : le [...]
Lire la suite ...

Élections sénatoriales : dans le Pas-de-Calais, la droite (presque) unie, la gauche en ordre dispersé et l’éventualité du Rassemblement National :
Pour les prochaines élections sénatoriales, les gauches ne font pas bloc dans le Pas-de-Calais. La droite, elle, table [...]
Lire la suite ...

Bois de la Chapelle. La bière fermière qui profite… aux bovins
Installé à Torcy, Aymeric Hubo produit ses bières avec l'orge de la ferme. Depuis 2020, le brasseur de 36 ans élève [...]
Lire la suite ...

Supplément Terres en Fête : 31 mai 2024

Numéro 361 : 19 avril 2024

Numéro 366 : 24 mai 2024

Dunkerquois : Francis Vermersch, sur tous les fronts, l’homme de tous les combats
Champion de l'engagement, Francis Vermersch superpose les casquettes. À presque 70 ans, l'homme aspire désormais à pa [...]
Lire la suite ...

Terres en défis : à vos marques, prêts, partez !
Pour l'édition 2024 de Terres en Fête, le Savoir Vert des agriculteurs a mis au défi les écoles des Hauts-de-France. [...]
Lire la suite ...

Au cœur des terres

#terresetterritoires