Votre météo par ville

E-commerce : “Mon gobelet en lin” se lance sur la toile

29-04-2020

Actualité

Bien dans ses bottes

Ingénieure textile, Camille Deligne a lancé, avec son père, une marque de gobelets biosourcés. Réutilisables, ils sont fabriqués dans les Hauts-de-France, à base de lin. Pour les vendre plus largement et dans des quantités variables, elle lance son site de vente en ligne malgré le confinement. 

Le lancement du site internet est l’occasion de présenter le nouveau service de gravure des gobelets. © Mon gobelet en lin

Ils ont eu le nez fin. Début 2019, Camille Deligne et son père, Dunkerquois à la tête d’un bureau d’études textile, sentent le vent tourner pour la vaisselle jetable, bientôt interdite. Du genre à voir le gobelet à moitié plein, il y a là, pour eux l’opportunité de proposer une alternative.

La fibre écoresponsable

Afin d’éviter à tout prix la fausse bonne idée du gobelet en plastique dur qui se dit “écolo”, Camille et son père travaillent à l’élaboration d’une matière costaude mais biosourcée. Pour cette ingénieure textile, formée à Roubaix et bercée dans le lin depuis toujours, le choix de la matière première est évident. “C’est une culture ultra-localisée qui n’a pas besoin d’irrigation et nécessite très peu d’intrants. Sa transformation, elle, est entièrement mécanique, sans produit donc“, décrit l’entrepreneuse. Elle voit aussi dans la fibre les caractéristiques techniques idéales : résistante et légère.

C’est décidé, le lin teillé des Flandres sera mélangé à du PLA, des polymères biosourcés issus de la fermentation du maïs puis moulés pour être transformés en gobelets.

CAMILLE DELIGNE, MON GOBELET EN LIN
CAMILLE DELIGNE, MON GOBELET EN LIN

“Le lin est une culture ultra-localisée qui n’a pas besoin d’irrigation et nécessite très peu d’intrants.
Sa transformation, elle, est entièrement mécanique, sans produits donc.”

Teillage flamand, fabrication picarde

Lancée en décembre 2019,  la start-up “Mon gobelet en lin”, commence à commercialiser ses verres réutilisables fabriqués en Picardie. Les gobelets font leur petit effet. “Nous travaillons surtout avec des entreprises, des collectivités et des associations“, décrit l’entrepreneuse.

Pour satisfaire la demande des particuliers qui pointe le bout de son nez, l’entreprise vient tout juste de faire son arrivée sur la toile, avec une boutique en ligne“Nous avons quelques revendeurs autour de Lille mais désormais nous pourrons vendre hors de la région. Et aussi dans de très petites quantités. Certains clients veulent un ou deux verres, ça devenait ingérable quand on devait traiter tout ça par mail”, explique Camille Deligne.

Gravé dans le lin

Activer sa boutique d’e-commerce en plein confinement, alors même que tous les événements sont annulés, n’était-ce pas un peu risqué ? “On s’est longuement posé la question, mais en tant qu’entreprise régionale, les clients sont très compréhensifs avec nous, ils jouent le jeu et n’annulent pas leurs commandes pour nous soutenir, en disant que de toute façon, les choses ne seront que reportées, donc nous continuons à vendre !“, se réjouit l’ingénieure textile.

Mais surtout, surprise du chef, ce site va permettre de communiquer sur la petite nouveauté : la gravure pour personnaliser les gobelets. Une technique qui évite d’ajouter un produit, type encre, sur l’objet.

Nous avons profité du confinement pour prendre contact avec un graveur dunkerquois qui était disponible et prêt à faire des essais. La personnalisation est extrêmement demandée pour les festivals, les associations… Une nouvelle corde à notre arc !”, se réjouit Camille Deligne.

40 000 gobelets ont été produits avant le confinement. Alors elle l’espère, ces nouveaux outils, boosteront les ventes. Pour sa com’, l’entreprise a lancé un gobelet gravé spécial Dunkerque, en vente sur son site. Le lin, un brin chauvin ?

Agathe Villemagne

Facebook Twitter LinkedIn Google Email
Noël autrement (4/4). De garde avec les soignants
À l'approche de Noël, nous sommes allés à la rencontre de personnes qui célèbrent cette fête de manière différe [...]
Lire la suite ...

Noël autrement (3/4). Une fête aux accents d’ailleurs
À l'approche de Noël, nous sommes allés à la rencontre de personnes qui célèbrent cette fête de manière différe [...]
Lire la suite ...

Émilie roibet, itinéraire d’une reconversion bien pensée
Architecte paysagiste de formation, Émilie Roibet a quitté ses bureaux lillois pour créer sa ferme florale "À l'ombr [...]
Lire la suite ...

Une Cuma qui a le sens de l’accueil
Localisée à Bois-Bernard, la Cuma " L'accueillante " est confrontée aux départs en retraite de ses membres, souvent [...]
Lire la suite ...

DOSSIER ÉNERGIE. À la centrale de Lens, le bois devient énergies
Unique dans la région, par son genre et sa taille, la centrale de cogénération de Lens produit à la fois de l'élect [...]
Lire la suite ...

Inondations : après la pluie, se reconstruire
Une semaine après les premières crues, le Pas-de-Calais tente d'émerger peu à peu, malgré la menace de nouvelles in [...]
Lire la suite ...

Inondations : 50 millions d’euros pour les collectivités sinistrées
Le chef de l'État en déplacement à Saint-Omer et à Blendecques, le mardi 14 novembre, a annoncé un plan d'aide pou [...]
Lire la suite ...

À la ferme du Major, “on crée de l’énergie”
La ferme d'insertion du Major, à Raismes, emploie 40 hommes et femmes éloignés de l'emploi pour leur permettre, en ac [...]
Lire la suite ...

Jean-Marie Vanlerenberghe : « L’attentat à Arras a souligné les failles du dispositif »
Ancien maire d'Arras et doyen du Sénat, Jean-Marie Vanlerenberghe réclame « une réponse ferme » mais dans le resp [...]
Lire la suite ...

Changer de goût et agir pour le futur
Plus saine, plus durable, plus accessible, l'alimentation de demain doit répondre à d'innombrables défis. À l'occasi [...]
Lire la suite ...

Retour sur la première édition du championnat international de la frite
Le premier championnat international de la frite s'est déroulé à Arras le samedi 7 octobre 2023. Soleil et ambiance [...]
Lire la suite ...

Jean-Paul Dambrine, le patron sensas’
Il est l'icône de la frite nordiste. À 75 ans, Jean-Paul Dambrine, fondateur des friteries Sensas et président du jur [...]
Lire la suite ...

Quatre lycéennes d’Anchin à la conquête de l’Andalousie
Iris, Angèle, Louise et Eulalie, lycéennes à l'Institut d'Anchin, ont passé trois semaines caniculaires près de Sé [...]
Lire la suite ...

Élections sénatoriales : dans le Nord, plusieurs nuances de rose, plusieurs nuances de bleu : l’éparpillement façon puzzle
Avec 11 sièges à pourvoir, c’est le département à renouveler le plus grand nombre de sièges derrière Paris : le [...]
Lire la suite ...

Élections sénatoriales : dans le Pas-de-Calais, la droite (presque) unie, la gauche en ordre dispersé et l’éventualité du Rassemblement National :
Pour les prochaines élections sénatoriales, les gauches ne font pas bloc dans le Pas-de-Calais. La droite, elle, table [...]
Lire la suite ...

Numéro 368 : 7 juin 2024

Terres en fête. Dans les pas des champions du Savoir vert
Terres en fête, c'est l'occasion pour le grand public de découvrir un monde parfois trèèèèès inconnu. Des dizaine [...]
Lire la suite ...

Terres en fête : 85 000 visiteurs, 550 exposants et des organisateurs contents
Terres en fête s'est déroulé du vendredi 7 au dimanche 9 juin à Tilloy-lès-Mofflaines. 85 000 visiteurs ont arpen [...]
Lire la suite ...

Flandre : Florian Djebouri a transformé sa passion pour les chiens en métier
Sur Terres en fête, Florian Djebouri faisait des démonstrations de chiens de troupeau. L'occasion de rencontrer ce tou [...]
Lire la suite ...

Élections européennes et dissolution : avec quelles conséquences ?
Quelles conséquences sur le monde agricole vont avoir les élections européennes et la dissolution de l'Assemblée nat [...]
Lire la suite ...

« Il n’y a pas d’ambiguïté, notre objectif est de produire »
Pour Agnès Pannier-Runacher, « si on nie le dérèglement climatique - comme le fait l'extrême-droite - on tue l'agr [...]
Lire la suite ...

Au cœur des terres

#terresetterritoires