Votre météo par ville | LILLE

Nuisibles. De l’Audomarois, le rat musqué remonte jusqu’à Paris

21-01-2019

Actualite

C’est tout frais

Le député de la huitième circonscription du Pas-de-Calais, Benoît Potterie, a remis récemment un rapport aux ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique sur les nuisances causées par le rat musqué sur les cultures maraîchères dans le pays de Saint-Omer.

Dans le marais audomarois (62) et plus largement dans toutes ces zones où l’on peut retrouver l’espèce, le rat musqué ronge depuis longtemps le moral des piégeurs professionnels ou bénévoles en charge de sa régulation, comme celui des maraîchers.

Un rapport et des dégâts

Député (LREM) de la huitième circonscription du Pas-de-Calais, Benoît Potterie s’est félicité depuis sa page Facebook d’avoir remis le 17 janvier 2019 un rapport aux ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique sur les nuisances causées par le rat musqué sur les cultures maraîchères dans le pays de Saint-Omer.
« La prolifération de rats musqués empoisonne notre territoire et tout particulièrement nos agriculteurs et nos maraîchers », dénonçait le parlementaire il y a quelques jours sur Facebook. Et d’annoncer qu’il a sollicité une rendez-vous avec le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, et son homologue au gouvernement chargé des questions d’environnement, François de Rugy.

Pour Benoît Potterie, la situation est en effet « urgente », citant le rapport d’activité de la coopérative maraîchère de Saint-Omer (Sipema), même s’il affirme avoir trouvé deux ministres « ouverts et à l’écoute ».

Pierre-Henri Dumont interpelle aussi

En mars 2018, c’est un autre député du Pas-de-Calais, Pierre-Henri Dumont (LR, 7ème circonscription), qui faisait déjà entrer le rat musqué dans l’Assemblée nationale en interrogeant la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Écologie, Brune Poirson sur la possibilité de ré-autoriser le piégeage chimique pour lutter contre la prolifération de cette espèce invasive.
Lors d’une séance de questions sans débat au gouvernement le 27 mars dernier, le député de la 7ème circonscription du Pas-de-Calais, Pierre-Henri Dumont, a interrogé la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Écologie, Brune Poirson sur la possibilité de ré-autoriser le piégeage chimique pour lutter contre la prolifération d’une espèce exotique et invasive ; laquelle s’était refusée à le faire.

Des conséquences lourdes

Face au sarcasme de celle qui fut le bras droit de Nicolas Hulot lorsqu’il était encore ministre de l’Écologie, le député Dumont s’était alors lancé dans la description d’une situation « explosive » : « Le piégeage mécanique ne suffit plus. Le rat musqué a gagné la partie parce qu’il n’a pas de prédateur », a-t-il défendu devant ses collègues parlementaires. Et de citer qu’en l’espace de moins d’une dizaine d’années, le nombre de prises à progresser de plus de 50%, tout en rappelant les efforts conduits par les collectivités locales, leurs piégeurs professionnels ou bénévoles, et des Groupements de défense contre les organismes nuisibles (GDON) pour contenir les dégâts causés par l’espèce dans les parcelles agricoles, les wateringues, les bords de route, les jardins, à la campagne, mais aussi en zone urbaine.

Vincent Fermon

Facebook Twitter LinkedIn Google Email
Réduction des phytos : tous concernés !
Mardi 19 novembre 2019, une restitution du projet Dephy expe se déroulera près d’Arras (62). Elle permettra de p [...]
Lire la suite ...

L’arrêt du glyphosate ? Pas si facile selon un rapport parlementaire
Manque d’alternatives, coût supplémentaire pour les agriculteurs… telles sont les difficultés qu’en [...]
Lire la suite ...

Alimentation. La qualité, oui, mais sur quels critères ?
Les pratiques culturales ont-elles un lien avec la qualité des aliments ? C’est à cette question qu’ont tenté d [...]
Lire la suite ...

Bio. « On est encore loin d’atteindre un chiffre d’équilibre »
Novembre, c’est « le mois de la bio » ! Pour cette occasion, nous rencontrons Nadou Masson, agricultrice dans l [...]
Lire la suite ...

Au nom de la terre « et de ceux qui la cultivent »
Touchée par le film « Au nom de la terre », Laurianne Blanquart, adhérente au syndicat des Jeunes agriculteurs du Pa [...]
Lire la suite ...

Des bulles dans les tranchées
Les bulles de BD envahissent le Mémorial’14-18 de Notre-Dame-de-Lorette à Souchez, avec l’exposition « Raconte-mo [...]
Lire la suite ...

Restez informé en recevant votre newsletter Terres et Territoires

Au cœur des terres

#terresetterritoires

Vous vous êtes sûrement demandé où partent les céréales que vous produisez ? 🌾 La réponse est dans le journal de cette...

Publiée par Terres et Territoires sur Jeudi 31 octobre 2019