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06-04-2023

La toiture végétalisée : le réceptacle à eaux de pluie

Une fois que les collectivités ont connaissance de leurs faiblesses et atouts, il leur faut maintenant savoir comment faciliter l’infiltration de l’eau de pluie dans leurs villes. La toiture végétalisée est une solution facile à mettre en place sur les nouvelles constructions, notamment.

Quasiment autonome la toiture végétalisée a l’avantage de demander peu d’entretien. © Atep

Présent lors du Forum national de la gestion durable des eaux pluviales, l’Atep, spécialisé dans la gestion des eaux à la parcelle, a présenté les différentes solutions possibles pour stocker les eaux pluviales et ainsi les réutiliser. « Une chose à retenir est qu’il n’existe pas une solution idéale. C’est la combinaison de solutions qui sera efficace et qui sera déterminée par les contraintes du terrain », rappelle Jérémie Steininger, son directeur général.

Ainsi, un puits d’infiltration sera une bonne solution si on a peu de place. On préférera une tranchée drainante lorsque la « surface d’espaces verts est limitée ou que le fil d’eau ne permet pas de gestion aérienne des eaux de pluie ».

Utiliser les toits

Quant à la toiture végétalisée, son grand avantage est qu’elle ne prend pas d’espace au sol. Pensée dès la construction, elle est simple à mettre en place. « Récemment, on a fait appel à nous pour un immeuble. Le projet comportait un parking souterrain, l’infiltration était donc impossible mais les architectes voulaient un système zéro rejet (c’est-à-dire non relié au réseau des eaux usées) pour leurs eaux pluviales. La toiture végétalisée répondait à ces critères et contraintes », explique le directeur général.

Objectif : permettre l’évapotranspiration de la pluie. Avantage de ce système : il est quasiment autonome grâce à une structure alvéolaire qui retient le surplus d’eau permettant aux plantes de poursuivre leurs processus d’évapotranspiration.

Limites du système : « Pour les projets neufs, on adapte la toiture. Pour créer une toiture végétalisée sur une préexistante, il faut d’abord évaluer la faisabilité et ce ne sera pas toujours possible. » 

Eglantine Puel

Lire aussi : Gestion des eaux pluviales : un objectif transversal

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