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Négociations commerciales : un début «difficile mais pas anormal»

21-12-2020

Brèves

C’est tout frais

En pleine période de négociations commerciales des denrées agricoles, le monde agricole en appelle à la responsabilité des distributeurs.

Le monde agricole appelle à la responsabilité des distributeurs dans les négociations commerciales. © Pixabay

«Les discussions sont tendues mais c’est relativement normal, car nous n’en sommes qu’au début», indique le ministère de l’Agriculture à la sortie du comité de suivi des négociations commerciales du 18 décembre.

«Les ministres en appellent à la responsabilité des distributeurs dans les négociations commerciales qui s’annoncent, afin plus que jamais l’esprit des États généraux de l’alimentation soit respecté pour une plus juste répartition de la valeur», écrivent-ils.

«Il reste deux mois aux distributeurs pour redresser la barre! (…) Sans cette solidarité et cette responsabilité des enseignes de la distribution, c’est toute la Ferme France qui est en péril», alerte Dominique Chargé, président de la Coopération agricole.

«J’en appelle à la responsabilité des distributeurs. (…) Une inflation raisonnée et responsable permettra de sauver toute une filière et ne représente que 1,5 euro par ménage et par mois», renchérit Richard Girardot, président de l’Ania (industries agroalimentaires). Quelques jours plus tôt, la FNSEA prévenait: «Une déflation des produits alimentaires n’est plus acceptable !»

La transparence est de mise

Par ailleurs, Serge Papin, ancien distributeur missionné par le ministre de l’Agriculture pour travailler sur la répartition de la valeur dans les filières agroalimentaires, veut créer un nouvel outil de transparence des prix.

«Je recommande de mettre en place un nouvel outil de transparence qui permettrait de connaître le prix réellement payé pour la matière première agricole à tous les étages» de la filière alimentaire, déclare-t-il.

À lire également: Négociations commerciales 2021 : ministres mobilisés, industriels inquiets

Concrètement un cabinet d’audit, disposant de données confidentielles d’entreprises, pourrait servir de tiers de confiance afin de répondre en temps réel aux questions des deux parties en négociation sur une situation individuelle bien spécifique. Par exemple, «pour que les distributeurs soient rassurés que s’ils acceptent une hausse de tarif, il y aura bien un impact sur le prix payé aux agriculteur», illustre le ministère de l’Agriculture.

«Cela reste à ce stade une intention mais les opérateurs se sont montrés majoritairement pour», indique Serge Papin. Une première expérimentation sera réalisée dans le lait avant une généralisation à l’ensemble des filières.

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