On voit encore en bordure de champs des silos de betteraves qui iront alimenter les sucreries avant de garnir les rayons, une fois transformées en sucre cristallisé. Visite de l’usine de Boiry-Sainte-Rictrude, gérée par Tereos, pour en suivre les étapes de transformation.
Guillaume Louchez, directeur du site Tereos Boiry-Sainte-Rictrude, guide la visite.
La transformation d’une betterave en sucre commence par la réception des racines à la sucrerie, comme l’usine de Tereos de Boiry-Sainte-Rictrude (62). C’est l’un des quatre sites du Nord-Pas de Calais (avec Lillers, Attin et Escaudœuvres) sur les neuf que compte le groupe.
Ici, la réception se fait sept jours sur sept, 24 heures/24. Un camion sur deux est échantillonné pour chaque silo : une quarantaine de kilos de la marchandise est prélevée dans la benne pour analyse.
Plusieurs étapes se succèdent : pesée, lavage, détermination de la tare-terre, évaluation visuelle de la qualité des racines selon un référentiel précis puis après râpage d’un sous-échantillon, détermination de la richesse en sucre. Pour la campagne en cours, la richesse moyenne avoisine les 18 %. Les camions vont ensuite décharger au point d’alimentation de l’usine et le processus de transformation peut alors débuter (voir les étapes en photos).
À l’issue du processus complet, qui dure environ huit heures, le sucre cristallisé de premier jet sera transporté via de longs tapis couverts jusqu’au silo de stockage d’une capacité totale de presque 200 000 tonnes. Il y sera conservé pour être ensuite expédié en vrac chez des clients, via des citernes routières ou ferroviaires. Une partie du sucre sera également conditionnée sur place ou dans d’autres ateliers du groupe afin d’alimenter les clients en conditionnement de 25 kg, 1 kg…