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Un vent d’optimisme souffle sur la betterave régionale

23-12-2020

Actualité

C’est tout frais

Avec une nouvelle équipe aux manettes de la première coopérative sucrière de France, le champ des possibles est ouvert pour la production de betteraves dans le Nord-Pas de Calais.

Une nouvelle équipe à la tête de Tereos suffit pour redonner de l’optimisme à la filière betteravière régionale. © DR

Depuis le vendredi 18 décembre 2020, le conseil de surveillance de Tereos a, après de nombreuses péripéties, un nouveau président, Gérard Clay et un nouveau président du directoire, Philippe de Raynal. « Un dénouement démocratique heureux, annonce Guillaume Wullens, vice-président de la CGB (confédération générale des planteurs de betteraves) Nord-Pas de Calais. Je souhaite d’ailleurs tous mes vœux de réussite aux membres du conseil de surveillance. »

L’enjeu est grand : unir à nouveau les 12 000 coopérateurs du groupe autour d’un projet commun. Celui-ci est de valoriser au mieux les betteraves afin de maximiser les prix payés aux producteurs. « Nous devons travailler ensemble pour pérenniser notre outil industriel, restaurer la rentabilité de nos cultures et assurer ainsi un avenir serein« , ambitionne Gérard Clay, nouveau président de Tereos dans un courrier adressé aux coopérateurs. « Ce nouveau bureau va donner de nouvelles perspectives à la betterave régionale« , insiste Guillaume Wullens.

Un prix de revient espéré

C’est aussi dans cet objectif que se lance Gérard Clay. « Notre pilier historique c’est la betterave-sucre, c’est pourquoi nous devons nous engager pour garantir l’efficacité opérationnelle et économique de Tereos. Nos activités de diversification sont tout aussi essentielles, nous serons attachés à préserver leur rentabilité dans les années à venir.« 

Un vent d’optimisme soufflerait donc sur la filière betteravière régionale ? À en croire le vice-président de la CGB Hauts-de-France, « le conseil de surveillance de Tereos a la volonté d’apaiser, d’unir les coopérateurs mais aussi de valoriser notre production de betteraves, s’enthousiasme Guillaume Wullens. Si le prix de la betterave est payé au-dessus du prix de revient (25€/t, ndlr), les usines pourront être correctement approvisionnées. Cela pérenniserait nos outils de transformation et notre filière. » En attendant, le représentant de la CGB appelle les planteurs à maintenir les surfaces emblavées. « Car plus les usines seront saturées, plus la betterave sera payée cher. »

Un simple vœu de Noël ou un réel changement de cap, 2021, nous le dira.

Lucie Debuire

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