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Agroalimentaire : Un nouveau pôle de recherche inauguré à Saint-Laurent-Blangy

16-02-2023

Actualité

#Tracetonsillon

La recherche en agronomie et agroalimentaire a dorénavant un bâtiment flambant neuf à son service. Tout juste inauguré, il accueille les chercheurs de l’Inrae et de l’université d’Artois.

Les laboratoires de ce nouveau bâtiment accueillent des chercheurs de l’Inrae et de l’université d’Artois qui travaillent sur la recherche agroalimentaire et agronomique. © H. G.

Le pôle R & D agronomique et agroalimentaire du Grand Arras a été inauguré, ce jeudi 9 février. Basés à Saint-Laurent-Blangy, ces nouveaux locaux, dont la construction a coûté 5 millions d’euros, ont été financés par le Feder (Fonds européen de développement régional), l’État, la Région Hauts-de-France, le Département du Pas-de-Calais, la CUA (Communauté urbaine d’Arras), l’université d’Artois et l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae).

Ce bâtiment est dédié à la recherche agronomique et agroalimentaire. Il accueille déjà une vingtaine de salariés du Laboratoire d’analyse des sols (LAS) de l’Inrae, mais aussi une dizaine de chercheurs de l’université d’Artois. Jusqu’à il y a quelques semaines, les salariés de l’Inrae étaient dans un bâtiment qui commençait à dater et ne permettait plus de travailler dans les meilleures conditions, tandis que les chercheurs de l’université avaient leurs locaux à l’Adrianor, le centre d’expertise alimentaire, situé à quelques mètres du nouveau pôle de recherche.

Le pôle R & D agronomique et agroalimentaire du Grand Arras. © INRAE Jérôme Rose

Une attractivité renforcée

Ce rapprochement devrait permettre de renforcer l’attractivité nationale et internationale des deux laboratoires traitant de la problématique du cycle de vie des produits phytosanitaires, du sol à l’aliment. “Un sujet passionnant et passionné qu’on ne pourra pas résoudre sans une bonne science. On n’y pense pas forcément mais le sol a une fonction importante. On estime souvent que c’est un milieu neutre et on met généralement en avant les semences et le travail. Pourtant, les quelques dizaines de centimètres à la surface du sol sont à la base de la vie et peuvent remettre en question l’équilibre vital. Sans le sol, il n’y a pas de vie”, insiste Philippe Mauguin, le PDG de l’Inrae. Et Pasquale Mammone, président de l’université d’Artois, d’ajouter : “Je suis persuadé que 2023 sera l’année d’un nouvel élan pour le développement alimentaire sur l’Arrageois.”

Les deux équipes ont déjà travaillé de concert sur le développement d’une méthodologie de nettoyage des fruits et légumes.

Cette colocation devrait, en effet, permettre aux équipes de l’Inrae et de l’université de travailler davantage ensemble. “Il y aura un échange de compétences”, s’enthousiasme Annie Guérin, directrice adjointe du laboratoire de sol de l’Inrae. Car si les deux équipes disposent toujours de leurs propres laboratoires, n’avoir qu’une porte à franchir pour se retrouver devrait sans aucun doute faciliter les échanges, “à titre d’exemple, nous travaillons sur les mêmes appareils, il y aura donc une synergie d’un point de vue technique”, poursuit-elle.

Une collaboration qui est d’ailleurs déjà en route puisque les deux équipes ont travaillé de concert sur le développement d’une méthodologie de nettoyage des fruits et légumes : “L’objectif était de définir des conditions optimales de nettoyage des fruits et légumes sans les dénaturer tout en retirant les possibles polluants”, poursuit-elle. “Le premier succès d’une longue série”, espère Pasquale Mammone.

Un bâtiment qui fait également la fierté des acteurs du territoire : “Nous avons besoin d’investir dans la recherche, avance Frédéric Leturque, président de la CUA. Nous sommes satisfaits de voir ces deux équipes rassemblées et de pouvoir compter sur un lieu d’excellence mais surtout sur les cerveaux qui y travaillent.”

“Une chance” pour l’agriculture

Présent dans l’assemblée lors de l’inauguration, Laurent Degenne, le président de la Chambre régionale d’agriculture des Hauts-de-France, voit la présence de ce nouveau pôle dans la région comme “une chance : C’est par la recherche que nous parviendrons à garder, voire à améliorer, notre productivité et notre performance tout en répondant aux contraintes environnementales.”

Hélène Graffeuille

Lire aussi : Un pôle dédié à la recherche en agronomie et agroalimentaire dans l’Arrageois

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