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Lycéens d’Hoymille en Grèce : sirtaki et huile d’olive

29-12-2023

Actualité

#Tracetonsillon

Qu’il s’agisse de voyages scolaires ou de stages, les expériences à l’étranger marquent à jamais. Pour les huit lycéens d’Hoymille partis dix jours en Grèce fin octobre, c’est un mélange d’« on a cru mourir sur la route », de kilos sur la balance, d’huile d’olive et de mer azur.

À l’Institut technologique d’Hoymille (59), les projets sont nombreux. Parmi eux, l’envoi d’une quinzaine d’élèves à l’étranger, chaque année, dans le cadre du programme d’échange européen Erasmus. Une centaine supplémentaire part, dans le cadre d’échanges collectifs. Fin octobre, huit lycéens sont ainsi montés à bord d’un avion sous la pluie bruxelloise pour en ressortir, trois heures plus tard, sous la chaleur athénienne.

C’était parti pour dix jours en Grèce, dans le Péloponnèse plus précisément. Si deux d’entre eux avaient déjà visité le pays en famille, l’expérience a offert beaucoup d’inédits aux lycéens, à commencer par Mélissa qui prenait l’avion pour la première fois. Le petit groupe, accompagné de Sophie qui se moque encore gentiment de sa « bande d’instagrameurs », comme elle les appelle, comptait cinq garçons et trois filles âgés de 17 ans. Ils sont en terminale section technologie de l’agronomie et du vivant (Stav) option transformation alimentaire ou en bac pro TLCQ, c’est-à-dire laboratoire contrôle qualité.

Cloques et Taken 3

Le séjour s’est déroulé du 20 octobre au 4 novembre dernier avec pour point de mire Gastouni. « Un gros village au milieu de nulle part. » Chaque lycéen a réalisé un stage d’une semaine, et profité de deux week-ends de visites en commun. Ils étaient logés dans deux appartements accolés, un pour les filles et un pour les garçons, et mangeaient à l’auberge de jeunesse dont ils dépendaient. Bilan : + 1 à 3 kilos pour la plupart.

Il faut dire que Romain a fait son stage en boulangerie-pâtisserie, ça n’aide pas, même si « le pain est plus sec, moins aéré qu’ici », dit-il. C’est bien simple, « il est meilleur en France », chauvinise-t-il à peine. Typhaine a, elle, fait son stage chez un vétérinaire où ses collègues lui apportaient chaque jour une pâtisserie ou une glace. Pas facile non plus. Le vétérinaire exerçait en ville et en fermes et la jeune fille a beaucoup apprécié pouvoir pratiquer certains actes, parmi lesquels des plus ou moins « trash » comme cette fois où elle a tenu les pinces pendant une opération.

Clara et Mélissa sont allées dans une production d’huile d’olive, où elles ont observé et aidé avant de terminer la semaine dans une pâtisserie. « J’ai adoré découvrir ces différents univers », dit Clara. Pierre et Nathan H. ont, eux passé, la semaine dans une entreprise de transformation du lait (de vache et de chèvre) en crèmes et yaourts. « C’était bien mais on faisait souvent la même chose, c’était assez répétitif », explique Nathan H. De son côté, Pierre se souvient d’un rythme en dent de scie, avec des moments très – trop – calmes et d’autres où tout s’accélérait. « Et je me suis coupé deux ou trois fois », explique-t-il sous le regard taquin de Sophie. « Ah oui, il y a eu deux gouttes de sang et ils l’ont sorti sur blessure, ils couraient dans tous les sens pour s’occuper de lui », se moque-t-elle gentiment.

Autre aventure pour Thomas et Nathan T. ; affectés dans une usine de production d’huile d’olive. « Nous commencions à 13 h mais l’usine ne tournait vraiment qu’à partir de 17 h et nous nous ennuyons un peu alors nous avons regardé la télé », explique Nathan T. Quoi ? « Oh, la rediffusion d’un match du PSG puis Taken 3. » Et en quelle langue ? Parce qu’après tout on pourrait encore friser l’Erasmus. « Oh, je ne sais pas », balance Pierre sous le regard ahuri de ses professeurs qui se gaussent à leur tour. Sinon ? « Nous coupions les branches des oliviers (dont la récolte s’étale d’octobre à décembre) et nous les tapions pour faire tomber les olives », dit l’un ou l’autre gaillard, « revenus avec des cloques aux mains », achève de railler Sophie.

Stade olympique et blaireau

Avant et après cette dure semaine de labeur, vous l’aurez compris, les visites. « Le jour de notre arrivée, nous sommes allés visiter Athènes : pas terrible à part le coin de l’Acropole », pose Clara rejointe par ses camarades : « C’est pauvre. Ça me fait un peu penser aux favelas », explique Pierre qui n’en a jamais vu, de favelas, mais qui imagine. Par contre consensus sur les Grecs : « très gentils », « hyper généreux » et « très accueillants ».

Le lendemain, direction la plage et, enfin jugent-ils, la carte postale attendue : du bleu de la mer au ciel. Les vagues sont puissantes ce jour-là et seuls les garçons se jettent à l’eau. Dimanche le petit groupe a foulé le stade d’Olympie et cherché partout le temple de Zeus, le boss : « Il reste une colonne », prévient l’un d’eux.

Au volant du neuf places loué pour le voyage, Sophie, l’accompagnatrice, raconte comment elle a découvert que la bande d’arrêt d’urgence servait de deuxième voie et l’un d’eux se souvient de ce scooter au siège remplacé par un fauteuil de jardin en plastique.

Entre les attaques de moustiques, ils croisent régulièrement des bandes de chiens errants, c’est là l’une des autres spécialités du pays, mais aussi des oiseaux, des tortues de terre et des poissons en veux-tu en voilà. « On a même croisé un blaireau… mort », complète un des lycéens.

Chacun se remémore un mot en grec appris sur place, salive au souvenir des souvlakis (les brochettes de viande) et autres pitas sans oublier la myriade de gâteaux proposés ensuite et évoque les deux cours de sirtaki, cette danse traditionnelle qui se pratique en cercle ou en ligne.

Le dernier week-end a été marqué par l’anniversaire de Romain, et le petit groupe s’est offert une bonne pizza pour l’occasion. Puis le clou du séjour : l’île de Zakintos et son décor paradisiaque (lire leur carte postale).

Une petite parenthèse enchantée qui aura coûté 1 200 euros par élève, dont 200 euros restant à leur charge, le reste étant subventionné par les bourses Erasmus. 

Justine Demade Pellorce

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