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10-04-2020

Elle assiste à son premier vêlage à 22 mois

Le confinement avec les enfants à la ferme donne parfois lieu à de jolies scènes. Exemple dans le Puy-de-Dôme avec la petite Chiara, 22 mois, qui en l’absence de nounou vient d’assister à son premier vêlage.

Le quotidien à la ferme avec son enfant dans les pattes donne parfois lieu à de jolies scènes. Le 23 mars dernier, Elodie Issartel, de la ferme Queen Holstein à Sauvessanges (63), postait sur la page Facebook des producteurs de lait une photo de Chiara, sa fille de 22 mois, penchée sur une toute petite génisse. Avec ce commentaire : « Quand on a plus de nounou, on va à la ferme ! Premier vêlage pour ma puce à 22 mois. »

Le luxe, c’est l’espace

« Et si le vrai luxe, c’était l’espace ? » Jamais ce slogan publicitaire des années 90 n’aura sonné aussi vrai qu’en ces temps de confinement. Pour les enfants d’agriculteurs, c’est une joie de pouvoir profiter des jeux de plein air sans limite, quand d’autres n’ont plus le loisir de descendre au parc en bas de leur immeuble. Mais pour leurs parents, c’est une autre histoire ! Concilier travaux agricoles et surveillance des enfants – en plus des devoirs à faire à la maison – n’est pas le plus simple.

« Ici tout est fait à la main : nettoyage de la bouse, traite au pot… », détaille Elodie Issartel, qui se prépare à ouvrir d’ici l’automne prochain un atelier de yaourts fermiers pour valoriser la production laitière de l’exploitation. « Quand la nounou a stoppé son activité pour se prémunir du Covid-19, on n’était pas ravis. Mais il a fallu se débrouiller… »

La grande débrouille

Nouveau planning pour Chiara : la moitié de la journée avec sa grand-mère, et l’autre avec ses parents… entre les vaches. « C’est un âge un peu compliqué, car elle n’a pas encore l’instinct de faire attention aux mouvements des animaux. Il faut l’avoir à l’œil tout le temps… », reconnaît Benoît Equis.

Passionné de Holstein, vendeur d’embryons et féru de concours bovins, ce jeune agri papa a toujours amené sa fille au contact des bêtes. « Depuis toute petite on amène Chiara voir des vaches pour qu’elle n’en ait pas peur », raconte-t-il avec fierté. « Elle adore ça ! ajoute sa compagne. Elle monte sur leur dos, essuie les trayons pendant la traite… »

« Papa, bébé à moi »

Des habitudes familiales qui, dans le contexte particulier du confinement, ont donné lieu à un beau moment en famille. « Quand Queen Impression Reina est née, se souvient Benoît Equis avec fierté, Chiara a voulu la prendre dans ses bras. Tout de suite, elle m’a dit : « Papa, bébé à moi ! ». »

Lucie De Gusseme

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