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25-05-2020

Top chef, fan de carottes

Alexandre Bédague est producteur de carottes de Tilques (62). Il est venu faire concourir son produit dans les « Grands duels », l’émission de deuxième partie de soirée après Top chef sur M6. Dégustation mercredi 27 mai 2020, à 23 h.

L’épisode des « Grands duels » avec Alexandre Bédague sera diffusé mercredi 27 mai. © DR

« Moi critique culinaire… ça va bien faire rire ma famille, sourit Alexandre Bédague, producteur de la célèbre racine orange tilquoise. Les carottes, je les produis, mais je ne suis pas un fin gourmet. » Et pourtant, en début d’année, le maraîcher a quitté son marais.

Direction la capitale afin de participer au tournage de l’émission de M6, « Top chef : les grands duels ». Le but : faire découvrir le produit à deux chefs et déguster les deux recettes créées à base de sa carotte. C’est au côté de François-Régis Gaudry, célèbre critique gastronomique, au vocabulaire gourmand et généreux, que l’agriculteur a jugé deux anciens candidats du concours de cuisine Top chef : Adel Dakkar et Christophe Pirotais.

Duel amical

« J’avais rendez-vous à la Fondation Good planet Yann-Arthus Bertrand pour participer au tournage, se souvient Alexandre Bédague. En pleine grève des transports en commun, ça été compliqué ! » Quand il débarque entre les caméras, le maraîcher ne sait absolument pas à quoi s’attendre : « Le concept était nouveau et l’émission n’avait encore jamais été diffusée. Je m’attendais à voir Philippe Etchebest et toute l’équipe de Top chef ! »

Tilques

« C’est une carotte très rustique, au calibre un peu plus important que la moyenne. Sa particularité, un gros cœur sucré qui reste tendre. »

Alexandre Bédague, maraîcher à Tilques

En vérité, le principe est tout autre pour cette émission de deuxième partie de soirée. « Deux anciens participants de l’émission s’affrontent dans un duel amical autour d’un produit local. Il y a deux manches et donc deux producteurs qui viennent avec leurs produits. C’est ensuite au producteur et à François-Régis Gaudry de sélectionner le meilleur des deux plats », détaille Alexandre Bédague, apparemment ravi de son expérience et pas tellement impressionné par l’armada de caméras. « C’est quasiment une par personne ! C’était assez marrant de voir les coulisses, l’arrivée des provisions… »

Valeurs parc joue la star

Mais comment la carotte audomaroise est-elle arrivée dans le collimateur de la production de M6 ? L’émission, attachée à valoriser le savoir-faire des producteurs régionaux, était partie en quête de produits labellisés : Label Rouge, AOP, IGP… Un appel auquel a répondu Valeurs parc, la discrète marque valorisant les produits issus des parcs naturels régionaux partout en France.

« Valeurs parc a proposé trois fruits et légumes et trois viandes. C’est la carotte de Tilques du parc des caps et marais d’Opale et la vache maraîchine du Marais poitevin qui ont été sélectionnées !, » se félicite le maraîcher. « Cette mise en valeur nationale, il faut avouer que nous, producteurs, on ne peut pas rêver mieux. Avec une émission aussi reconnue, on est au top ! »

Seule ombre à l’assiette : « La diffusion a été décalée du fait de la crise sanitaire… Prévue en avril, elle a été repoussée fin mai, le 27. Dommage, notre saison qui court de septembre à mai est terminée. Perso, j’ai déjà tout vendu. »

N’empêche, l’émission aura le mérite de faire parler de cette racine qui souffre souvent d’une méconnaissance des consommateurs. « On pense souvent qu’elle est meilleure cuite que crue. Mais, tout dépend de la saisonnalité, si on la mange très fraîche elle est aussi excellente crue », insiste Alexandre Bédague.

« De la haute voltige » à Top chef

Devant les caméras, le producteur a en effet eu l’occasion de défendre son produit : « C’est une carotte très rustique, au calibre un peu plus important que la moyenne », précise-t-il. Sa particularité : « Un gros cœur sucré qui reste tendre », de quoi faire chavirer les papilles du critique François-Régis Gaudry. « D’ailleurs, il connaissait déjà la carotte et notre marais, mais il a vraiment cherché à savoir comment on la produisait », se souvient Alexandre Bédague justement venu avec les semences qu’il produit lui-même.

Quant à la dégustation des plats des deux chefs, c’est motus et bouche cousue : « Verdict le 27, mais c’était de la haute voltige ! » Sans rien dévoiler, le producteur – qui fait lui-même transformer ses produits de différentes façons : biscuits, bière, confiture… – se réjouit que les chefs aient joué la carte du sucré-salé. De la carotte en dessert… cette dernière rendrait-elle aussi aimable que téméraire ?

Agathe Villemagne

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