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Informer les agriculteurs pour les aider à optimiser leurs interventions aux champs.
C’est le principal objectif du bulletin de santé du végétal (BSV).
Le réseau d’épidémiosurveillance est, dans les Hauts-de-France, constitué de coopératives, de négoces, de chambres d’agriculture, d’organismes de développement, d’acteurs des différentes filières et des instituts techniques.
Chaque semaine paraît :
En blé, 34 parcelles ont été observées cette semaine sur le réseau. La moitié d’entre elles a débuté l’épiaison, 18 % des parcelles sont complètement épiées et une est au stade septoriose. Des pustules de rouille jaune sont observées sur trois parcelles. Concernant la septoriose, les symptômes continuent de s’extérioriser, le risque est présent quelle que soit la variété. La surveillance des pucerons sur épis et du risque fusariose commence dès le début floraison.
Les neuf parcelles surveillées en orge d’hiver sont aux trois quarts en pleine floraison. Des pustules de rouille naine et des symptômes d’helminthosporiose sont observés cette semaine. Dans certaines situations, la maladie est présente sur les feuilles hautes, généralement en parcelle sans traitement fongicide à ce jour (témoin).
En orge de printemps, les semis de début mars sont au stade de « dernière feuille pointante » tandis que ceux de mi-février ont atteint le « début d’épiaison ». La vigilance reste de mise pour le cortège des maladies, rhynchosporiose et helminthosporiose principalement.
Les 23 parcelles renseignées sur le réseau en colza se dirigent vers la fin de risque pour les charançons des siliques.
Les conditions humides ont été favorables dans les dernières semaines au développement des maladies, mais les températures fraîches ralentissent l’expression des symptômes. Quelques observations font état de pucerons cendrés en bordure.
Le stade des betteraves des 68 parcelles observées s’étend des cotylédons séparés à huit feuilles vraies pour les semis de début mars. La pression de pucerons aptères verts est en évolution cette semaine et toujours de façon très hétérogène en région.
Les pois d’hiver sont en pleine floraison. Les pois de printemps semés tôt commencent à fleurir.
19 parcelles et 9 tas de déchets ont été observés cette semaine.
Les plantations de pommes de terre ont pu reprendre la semaine dernière. Et se poursuivent cette semaine dans de plus ou moins bonnes conditions dans les secteurs les plus en retard comme les Flandres et le nord de Lille.
Elles devraient se terminer dans la plupart des cas en fin de semaine. Le mildiou est présent depuis début mai sur de nombreux tas de déchets non gérés.
Le seuil indicatif de risque est atteint sur l’intégralité des postes. Ont été observés les premiers adultes de doryphores et des pontes sur repousses de pomme de terre. Les taupins ont atteint le pic de vol des adultes.
Le gibier (lièvre, pigeon, notamment) est très présent dans les parcelles. Il dégrade surtout les cultures de choux également perturbées par la présence d’altises.
Des pucerons sont constatés dans les salades surtout et, à moindre mesure, dans les pois et carottes.
On note également la présence de mildiou sur pois.
L’amélioration en termes de précipitations et de températures réduit la pression des maladies sur fraises.
La vigilance est toujours de mise pour le botrytis (de cœur et sur fruit) et l’oïdium principalement. Concernant les bioagresseurs, la vigilance doit être maintenue.
On retrouve des acariens (population assez fréquente sous abri), des thrips (relativement fréquents sous abris) et des pucerons (assez fréquents). Quelques dégâts de punaises sont observés sur des fruits.
L’intégralité des bulletins de santé du végétal est à retrouver sur notre rubrique :