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Porc. La filière belge reconnue comme secteur en crise

20-02-2019

Actualité

Élevage

La présence de la peste porcine africaine (PPA) en Belgique plombe les cours d’une production déjà fragilisée.
La reconnaissance comme secteur en crise de la filière porcine, touchée financièrement par l’apparition d’un foyer de peste porcine africaine dans le sud de la province de Luxembourg, a été confirmée par le ministre fédéral belge de l’agriculture Denis Ducarme.
Concrètement, les professionnels concernés – y compris les exploitants forestiers qui ne peuvent plus accéder à leur parcelle ou les gérants d’établissements touristiques qui ont vu leur fréquentation chuter – pourront obtenir, selon leur cas : une réduction des cotisations sociales provisoires, une dispense de ces cotisations ou le report de leur paiement d’un an pour les quatre trimestres de 2019.
Des mesures pour réduire les coûts
Denis Ducarme a également signé, en accord avec l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) et les autorités européennes, un arrêté ministériel assouplissant les règles relatives au transport des porcs, ce qui permettra de réduire les coûts auxquels sont confrontés les éleveurs et de soulager leur trésorerie.
Depuis l’apparition du foyer de peste porcine africaine, les prix du porc ont chuté d’environ 20 %, jusqu’à 0,85 euros/kg, soit au-dessous du prix de revient.
Le secteur porcin belge compte plus de 4 000 exploitations porcines et représente quelque 15 000 emplois. Le chiffre d’affaires annuel de la filière s’élève à 1,5 milliard d’euros.

©Morten Thomsen

Les éleveurs demandent plus de régulation
Les dispositions annoncées par le ministre de l’agriculture ont été qualifiées de « mesurettes » par la Fédération unie de groupements d’éleveurs et d’agriculteurs (Fugea) qui estime que l’état de crise du secteur ne date pas de l’apparition du virus de la peste porcine en Belgique mais prévaut depuis plus de cinq ans.
La Fugea dénonce un « système basé sur l’exportation » qui « écrase les prix de vente » et réclame une régulation des quantités produites « pour contrer toute croissance infinie à des prix ne couvrant plus les coûts de production ».

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