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La betterave fourragère, une qualité assurée même en année compliquée

12-01-2021

Actualité

Élevage

Comme en betteraves sucrières, les rendements en betteraves fourragères sont en berne cette année. Cependant, ils restent satisfaisants, prouvant la capacité de cette plante à pousser malgré les conditions extérieures défavorables.

Les betteraves fourragères restent des aliments complets pour les animaux d’élevage. © DR

Avec une hausse de 6,6 % des surfaces de betterave fourragère en cinq ans, on peut dire qu’elle revient sur le devant de la scène. Et pour cause, « année après année, elle démontre sa tolérance face aux aléas climatiques. En parallèle, l’offre variétale continue de s’étoffer proposant une large gamme de variétés adaptées à tous les animaux et à tous les usages, du pâturage jusqu’aux rations mélangées« , annonce le Gnis dans un communiqué.

Comme chaque année, l’ADBFM (association pour le développement de la betterave fourragère monogerme), réalise des essais en Normandie et dans le Nord. Cette année, « les conditions climatiques et la pression des ravageurs ont été particulièrement difficiles, explique le GNIS. Après un printemps humide accompagné par endroit d’une présence très importante de pucerons, c’est finalement une longue période de sécheresse estivale et les symptômes de la jaunisse qui ont marqué le plus cette année. »

Une qualité toujours assurée

Néanmoins, le rendement moyen de ces essais dépasse les 75 tonnes/hectare. De plus, « la betterave fourragère, sans irrigation, a pu maintenir un taux de matière sèche (MS) de plus de 17% (moyenne des 24 variétés) et garantir ainsi une production moyenne supérieure à 13 tonnes de MS/ha, conclue le Gnis. Une année comme celle-ci démontre bien que dans des conditions très défavorables, la betterave fourragère est encore capable de produire près de 15 000 UF/ha. »

Au service de la diversité

Le GNIS a ainsi classé trois types de variétés de betteraves fourragères :

  • Le type « moyennement riche en MS » : Ce sont des betteraves polyvalentes pouvant être pâturées et/ou distribuées entières ou en morceaux aux animaux.
  • Le type « riche en MS » : Ces betteraves sont plus productives (MS/ha) et se conservent mieux. Il est préférable de ne pas les donner entières aux animaux.
  • Le type « très riche en MS » : Ces variétés plus récentes sont aussi les plus productives en terme de Matière Sèche par hectare. Leur teneur élevée en sucres solubles limite leur utilisation à des rations bien adaptées. Elles doivent être distribuées en morceaux.

De plus, le Gnis rappelle « la plupart des variétés de betteraves fourragères sont aujourd’hui tolérantes à la rhizomanie, certaines sont également tolérantes au rhizoctone brun« 

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