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La récolte du chou-fleur d’été débute sous de bons auspices

03-06-2020

Actualité

Culture

Les premières têtes de chou-fleur viennent d’être ramassées dans l’Audomarois et les Weppes, principaux bassins de production du Nord et du Pas-de-Calais. Qualité et prix sont au rendez-vous en cette amorce de campagne.

La récolte a commencé dès le 19 mai 2020 dans le marais Audomarois. © DR

« À la mode de chez nous. » Le chou-fleur d’été, fierté de Saint-Omer (62) et de son marais, aussi cultivé dans la Flandre romane, est de retour sur les étals. La récolte a en effet repris depuis la mi-mai pour ce légume typique de la période estivale.

« Une bonne entrée en matière »

Producteurs de choux-fleurs et coopératives notent un bon démarrage de la saison 2020. « La récolte a commencé dès le 19 mai dans notre secteur, indique Élise Roussez, conseillère production à la Sipema (Société interprofessionnelle des producteurs et expéditeurs du Marais audomarois). La qualité des premiers légumes est satisfaisante, c’est une bonne entrée en matière. »

Même constat du côté du Marché de Phalempin. « Les variétés les plus précoces nous ont été livrées cette semaine (1er juin, ndlr), informe David Lesaffre, responsable de la filière choux-fleurs pour la coopérative. Malgré le manque d’eau de ce printemps, qui a inquiété quelques producteurs ne pratiquant pas l’irrigation des cultures, la production est belle. »

Des prix jugés corrects

Un contexte également favorable du côté des prix. L’ensemble de la production régionale est vendu quotidiennement au cadran, un système de vente aux enchères dégressives.

« Actuellement, les prix varient entre 1,30 et 1,40 € la pièce de chou-fleur », chiffre David Lesaffre. Une cotation que le spécialiste juge « correcte » à ce stade de la campagne. « Les prix se maintiennent pour le moment », complète Élise Roussez. La Sipema commercialise 3 millions de têtes de choux de mai à novembre. Le Marché de Phalempin table, de son côté, sur une production de 1,5 million de choux.

Dégâts de rats musqués, pigeons et cygnes

Ce bon départ est néanmoins contrarié par des « pertes aux champs causées par le gibier, déplore David Lesaffre. Les pigeons causent des dégâts récurrents. Ils sont devenus un fléau pour certains maraîchers. » D’autres animaux sauvages créent aussi des crispations.

« Les rats musqués et les cygnes détériorent des plantations de choux-fleurs depuis quelques années, rappelle Élise Roussez. C’est toujours le cas. » Des réflexions sont menées, avec la préfecture du Pas-de-Calais, pour trouver des solutions à cette problématique.

Simon Playoult

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