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Les semenciers de betteraves ont mis les bouchées doubles

23-04-2021

Actualité

Culture

Deux semaines après la grande vague de froid, le semencier Florimond Desprez était sur le pont afin d’assurer l’approvisionnement en semences de betteraves des planteurs obligés de resemer.

Les semenciers devront fournir l’équivalent de 30 à 35 000 hectares de semences supplémentaires de betteraves pour assurer les semis. © Florimond Desprez

La vague de froid qui s’est abattue ces deux dernières semaines a fait du dégât dans les champs de betteraves. Par chance, notre région semble avoir été épargnée. Le préjudice est estimé à 30, voire 35 000 hectares, à ressemer dans toute la France. Dès le constat réalisé, les semenciers de betteraves, sollicités par les groupes sucriers, ont dû répondre aux besoins. “Nous avons livré environ 10 000 unités de semences, annonce Faustine Duyck, responsable chicorées et betteraves chez Florimond Desprez. Celles-ci ont été triées puis traitée sans néonicotinoïdes. Cela représente un huitième de ce que nous préparons pour une campagne classique.

Une production française

Si les livraisons des agriculteurs ont pu être effectuées rapidement c’est grâce aux stocks de graines que le semencier avait. “Nous avons toujours un stock de graines mais nous les traitons au dernier moment, confie-t-elle. Ainsi, les semences se conservent mieux et nous pouvons répondre à la réglementation qui évolue régulièrement.

De la réactivité a ainsi été demandée aux équipes du semencier nordiste afin que les betteraviers puissent resemer rapidement pour perdre le moins de rendement possible. Pendant plus d’une semaine, les unités de semences de betteraves ont été fabriquées et livrées dans un temps record. “Nous avons dû gérer une situation de crise, reconnaît la responsable. Et si nous avons réussi à être aussi réactifs c’est parce que notre production est en France.” 

Une diversité variétale assurée

Quant aux variétés, bien sûr, le choix était réduit. “Nous avons pu proposer des semences de variétés résistantes aux nématodes ou à la rhizomanie, précise la responsable. Je pense que la diversité variétale a été assurée. Cependant, les planteurs n’ont peut-être pas pu resemer les mêmes variétés qu’initialement prévu.

Ce stock puisé met le semencier dans une situation de flux tendu. “Nous sommes incapable de réagir de la même manière si une telle catastrophe devrait se réitérer“, prévient Faustine Duyck. Toutefois, cette situation ne devrait pas porter préjudices pour les semis de l’année prochaine.

Lucie Debuire

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