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Journées nationales de l’agriculture : « Faire découvrir la réalité agricole »

17-06-2021

Actualité

C’est tout frais

Les Journées nationales de l’agriculture se déroulent les 18, 19 et 20 juin dans toute la France, à l’initiative de l’association Agridemain. Rencontre avec leur président, Guillaume Lefort, qui revient sur la genèse de ces journées et les objectifs visés.

visite grand public enfant maïs champ communication © L.M.
Le vendredi est plutôt destiné aux scolaires et au corps enseignant, car il importe de sensibiliser les jeunes le plus tôt possible. Le week-end cible un auditoire plus familial. © L. M.

Les Journées nationales de l’agriculture (JNA) se déroulent les 18, 19 et 20 juin. Le point avec Guillaume Lefort, président d’Agridemain, à l’origine de cette initiative.

Pourquoi une telle initiative ?

Guillaume Le Fort, président d'Agridemain © Agridemain
Guillaume Le Fort, président d’Agridemai. © Agridemain

Ces journées sont l’aboutissement de plusieurs années de travail et de réflexion. Dans beaucoup de pays, il existe une journée nationale de l’agriculture. En France, nous ne sommes pas encore parvenus à faire aboutir cette démarche. Puis nous avons appris que Make.org entreprenait une initiative parallèle à la nôtre. Nous avons décidé de faire cause commune. Le projet a maturé. Ces JNA se dérouleront sur trois jours. Le vendredi est plutôt destiné aux scolaires et au corps enseignant, car il importe de sensibiliser les jeunes le plus tôt possible. Le week-end cible un auditoire plus familial. Mais nous laissons libres les sites de production, les exploitations, les établissements d’enseignement agricole, les sites de recherche, de transformation… d’ouvrir le temps qu’ils souhaitent.

Quel message principal souhaitez-vous passer ?

C’est de faire découvrir la réalité du monde agricole et rural, telle qu’elle est. Lors d’un récent sondage BVA-Crédit agricole, la méconnaissance du public sur notre métier est ressortie. Le grand public pense connaître notre métier. En réalité, il se trompe et ces JNA entendent, à leur niveau, corriger cette distorsion. Nous voulons montrer la richesse des métiers : éleveurs, céréaliers, maraîchers, arboriculteurs, apiculteurs, viticulteurs. Nous voulons aussi montrer la richesse des paysages que nous façonnons au quotidien et dont beaucoup de Français profitent. Nous souhaitons privilégier des moments d’échange, de découverte et pourquoi pas faire naître des vocations. N’oublions pas que 70 000 emplois ne sont pas pourvus dans le milieu agricole et que dans les 10 à 15 prochaines années, ce sont la moitié des 450 000 agriculteurs qui vont partir à la retraite. 

Lire aussi : Journées nationales de l’agriculture, un programme vachement alléchant en Hauts-de-France

Les entreprises, les coopératives, les agriculteurs et les instituts que vous avez contactés ont-ils répondu présents ?

Oui. Plus de 1 000 sites seront mis à disposition du public partout en France (lire aussi en page Sorties). Chacun peut aller sur journeesagriculture.fr et découvrir l’exploitation, le site le plus près de chez lui. 

Ces JNA n’entrent-elles pas en concurrence avec le salon de l’agriculture ?

Bien au contraire, nos deux manifestations sont complémentaires. Le salon se déroule en février à Paris et permet à un public plutôt parisien de venir visiter la plus grande ferme de France. Les JNA, quant à elles, font venir du public plus local sur les exploitations.

Pensez-vous que l’agriculture ait besoin de communiquer autant que ça ?

C’est primordial et essentiel. Je pense que depuis trop longtemps nous n’avons pas été assez pédagogiques sur la manière dont nous exerçons notre métier. Nous n’avons pas su expliquer à une société devenue de plus en plus urbaine, et donc éloignée des champs, nos évolutions, les nécessaires transformations que nous avons dû réaliser pour répondre à cette société déconnectée du vivant. C’est une erreur que nous devons assumer et que nous voulons maintenant corriger.

À nous de montrer que nous sommes engagés dans la voie de la transition agroécologique, pour le bien de la société ; que nous sommes un métier moderne, connecté et que nous ne sommes pas des jardiniers XXL. À nous d’expliquer qu’un agriculteur, c’est cinq emplois induits. Personnellement, je vais faire passer le message que grâce à mon activité, je nourris 6 000 personnes par an et que je capte 3 000 tonnes de gaz carbonique par an. Voilà la réalité. Nous n’avons rien à cacher. Nos exploitations sont à ciel ouvert !

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